Quand j'ai écrit l'article sur Marc Jacobs, après des mois d'absence de ce blog, j'étais tellement fière de moi, tellement remontée, que j'ai
commencé à en écrire un autre dans la foulée. A me dire que ça y est, l'inspiration était revenue, et même mieux, que j'étais tellement contente d'avoir écrit quelque chose, que j'allais
désormais alimenter ce blog super régulièrement, genre au moins deux fois par semaine. Je le sentais bien là, j'avais envie. Et puis, paf, entre temps j'ai fait autre chose, et j'ai même pas fini
l'article que j'avais commencé. Et sans que je m'en aperçoive il s'est encore passé plusieurs mois.
Faut dire que j'ai une vie palpitante aussi. Alors je ne suis pas aidée. Parce que quand on a une vie palpitante, on n'a pas le temps de se poser pour la raconter. Bah oui ce serait trop simple. Pour résumer, j'ai changé de boulot, j'ai changé de statut familial, j'ai failli changer d'appartement (et puis je me suis dit que finalement mon très grand appart' à Paris pour un tout petit loyer, j'allais m'en contenter, faut pas tout changer d'un coup, ça perturbe). J'ai arrêté d'être pigiste pendant 6 mois, et puis je le suis redevenue mais à mi-temps seulement. J'ai travaillé dans un bureau, avec des vrais collègues et des horaires (et je continue, mais à mi-temps seulement... soyons logique), et même un badge à mon nom que je dois toujours avoir sur moi au risque de ne pas pouvoir rentrer ou sortir de l'immeuble (et même de ne pas pouvoir prendre un café, horreur suprême). Je connais la joie des pauses clopes entre collègues et des retrouvailles autour de la machine à café. J'ai même découvert qu'il existe des ascenseurs dans lesquels il n'y a pas de boutons pour choisir son étage. Non. C'est programmé à l'avance. Quatre ascenseurs, un seul boitier à l'extérieur, on appuie sur l'étage (par exemple, dans mon cas « 4 ») et l'ascenseur le plus proche débarque. Ça s'appelle l'optimisation du temps grâce aux machines, ça.
Et puis, j'ai trouvé des sujets de romans aussi. J'ai au moins quatre best-sellers en stock qu'il faut juste que je prenne le temps d'écrire (d'ailleurs, au lieu de poster un article sur ce blog, je ferais mieux de m'y mettre sinon ça ne va pas avancer...). Tous sur les relations hommes/femmes (oui parce que j'ai aussi appris plein de trucs sur les relations homme/femmes, rapport à mon nouveau statut familial). Alors ce sera forcément des bestsellers parce que c'est le genre de sujet qui parle à tout le monde et que c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour devenir riche et célèbre (vu qu'il a été établi que je ne ferais jamais partie des blogueuses qui comptent, et que je ne suis pas, et ne serais jamais, Claire Chazal, ni même Laurence Ferrari, soyons lucide).
Et aussi, j'ai définitivement compris que j'étais vraiment devenue une modasse. Déjà, dans les magazines féminins maintenant je ne saute plus les pages mode. Et même, je les garde en tête quand je fais mon shopping et j'essaie de repérer les vêtements qui m'ont plu mais à petits prix (oui parce que Marc Jacobs, c'est encore beaucoup trop élevé pour ma bourse). J'observe les filles dans le métro et je juge leurs looks. Et puis aussi, je me suis rendue compte que je possédais beaucoup plus de paires de chaussures que la moyenne des filles en France (vous saviez, vous, que la moyenne était seulement de 9 paires par fille, toute saison confondue ? Multipliez par trois et vous aurez mon placard à chaussures).
Et à part ça, je me suis équipée d'un ordinateur portable. Donc je n'ai même plus d'excuse parce que
maintenant je peux écrire des articles pour mon blog dans mon lit, ou dans le train, ou en vacances. A peu près n'importe où et n'importe quand.
Ce qui ne veut pas dire que je le ferais...
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Bah voilà, je viens de me rendre compte que j’ai encore loupé le coche. En lisant Technikart (ça m’arrive, et plus souvent qu’on ne le pense) je me suis rendu compte que la très prolifique Chloé Delaume venait de sortir un livre intitulé "La nuit je suis Buffy Summers". J’en suis toute retournée. Parce que mince, depuis des années que je clame sur tous les toits, au risque que les gens se moquent de moi (essayez d’expliquer un épisode de Buffy hors de tout contexte, et vous verrez
Fallait bien que ça arrive : une semaine que je n'ai rien à faire. Un an que ça ne m'était pas arrivé. Un an que je répète sur ce blog que je bosse, je bosse, je bosse. Bon. Tout était un peu miraculeux, j'avoue. Dès que j'avais quelques jours de battement, paf, on me proposait du boulot, sans que je n'aie rien à faire pour en chercher. Un remplacement de dernière minute. Un rédacteur en chef qui m'appelle parce qu'il travaille avec un maquettiste avec qui j'ai travaillé il y a trois ans et qui a gardé mon numéro de téléphone et un bon souvenir de moi. Une copine dont la sœur connaît quelqu'un qui connaît quelqu'un qui cherche un pigiste. Chaque fois des petits miracles, chaque fois des nouvelles piges, et au pire deux ou trois jours de battement. Maximum. Je m'y étais fait, moi, ça m'allait bien comme rythme. Je me disais bien que ça n'allait pas durer, mais en même temps, chaque fois que je me disais que ça n'allait pas durer, un nouveau petit miracle se reproduisait et je ne savais même plus ce que chercher une pige voulait dire. Mais là. Une semaine de rien et déjà je sature. Parce que va bien falloir que je décroche mon téléphone pour chercher de nouvelles piges. J'avoue, les premiers jours, j'ai fait du shopping. Et ça, hum, c'est pas très logique. Profiter du temps où je ne gagne pas d'argent pour en dépenser, c'est très moyen. Je suis contente d'avoir un (deux) nouveau pull, mais je me sens un peu coupable quand même. Donc là, le shopping, c'est fini. Peut-être un tour chez le coiffeur (tant que j'ai du temps) mais c'est tout. Faut bosser, ma vieille, faut bosser (que je me dis).
Sonnez clairons, raisonnez trompettes, ce blog n'est pas mort, me revoilà ! Après trois semaines de vacances (comment ça, depuis mes derniers articles publiés ici il s'est passé plus de trois semaines ? Ok, j'avoue, la flemmingite aigue qui me tient depuis plusieurs mois a débordé sur le mois de juillet), je reviens, plus motivée que jamais, et des idées d'articles plein les valises. En plus l'été est enfin arrivé et franchement, ça donne envie de bosser, ça, de s'enfermer dans un bureau derrière un écran d'ordi, avec le soleil qui vient vous chatouiller le dos… rien que d'y penser j'en frémis de bonheur.
Oui je sais, j'ai menti. J'avais dit "en juin ce sera bien", sauf qu'on est déjà en juillet et qu'en juin, rien. C'est que le boulot, ça vous empêche de vous remettre devant l'ordinateur le soir. En tout cas, moi, j'ai un peu du mal à écrire toute la journée, puis à rentrer chez moi et à écrire encore. Mais peut-être que je suis fainéante aussi, c'est possible, je ne dis pas le contraire. Alors, bon, je ne vais pas vous refaire un flan sur la difficulté de poster de nouveaux articles, sur les statistiques, tout ça (pourtant c'est pas l'envie qui me manque, mais je vais me retenir), mais je vais quand même vous parler de mes problèmes d'inspiration, voire même de positionnement.
Faut pas que je me plaigne si mes statistiques de blog n'augmentent pas. C'est vrai, y a des fois où je vous reproche de ne pas mettre de commentaires, de ne pas vous exprimer assez pour me motiver, mais bon, c'est un peu de ma faute, je m'en rends compte, hein, faut pas croire, je râle, mais c'est pour la forme.
Je ne sais pas comment elles font mes copines de blog (
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