La vie de chercheuse d'emploi couplée à la vie de pigiste qui travaille est très compliquée. Deux vies passionnantes en même temps ça fait beaucoup pour une seule femme. Car depuis que j'ai dit que je bossais, je bossais, je bossais, et bien je bosse, je bosse, je bosse…. Et en plus j'ai des entretiens d'embauche ! Et ça, c'est un vrai parcours du combattant.
D'abord, un premier entretien pour un premier job. J'y vais. Ca se passe pas mal. L'après midi même, coup de fil (mon téléphone n'est plus mon ennemi… forcément il sonne tout seul), rendez vous pour un autre entretien pour un autre job. Et parallèlement, des piges qui tombent toutes seules, sans que j'ai besoin de les chercher. Une enquête de huit pages. Un papier de deux feuillets. Un autre de trois pages. Deux tournages. Je dis oui à tout.
Et je me rends au premier entretien du second job. Là, pas convaincue, je sors persuadée de ne pas avoir brillé. Une heure après, coup de fil, rendez vous est pris pour un deuxième entretien. Bon. Ca devait être mieux que ce que je croyais. Je rentre. Et j'écris mes articles. Je fais mes interviews. Je rédige. Et la semaine d'après, je vais au deuxième entretien du deuxième job. Qui se passe pas mal mais sans plus encore une fois. Je récapitule mon parcours. Pourquoi j'ai choisi la pige (parce que c'est un choix, à la base, oui, oui). Pourquoi je cherche un boulot salarié. Ce qui me plait dans le job proposé. Mes qualités. Mes défauts. Est-ce que j'ai trouvé les gens sympa à mon premier entretien ("heu… vous savez lors d'un entretien c'est difficile de savoir en même temps. On est là pour se faire juger, jauger, voyez vous, alors la sympathie… c'est dur à dire. Ils m'ont pas eu l'air méchant ça c'est sûr"). Et comment je suis avec mes amis, ce qu'ils pensent de moi ("sympa ! Enfin, j'espère"). Bref. Ils me rappellent en fin de semaine pour me dire si je suis embauchée. OK.
Je rentre chez moi. J'écris mes articles. Je fais mes interviews. Je rédige. Je reçois un coup de fil pour me fixer un deuxième entretien pour le premier job. OK. Et la fin de semaine approche. Alors, comme prévu, je reçois un coup de fil à propos du deuxième job. Positif ? Négatif ? "On aimerait vous revoir pour un troisième entretien". "Ah ? D'accord". La semaine suivante, je me rends donc au troisième entretien du deuxième job. Je récapitule mon parcours. Mes qualités. Mes défauts. Et comment je suis en entreprise. Est-ce que j'ai déjà fait tel truc, tel autre. Est-ce que j'ai des contraintes horaires ("parce qu'ici des fois on a des coups de bourre, hein. Des fois par contre c'est vachement calme" "Oui c'est un peu comme la pige, quoi"). Ils me rappellent bientôt pour me dire. Je rentre. Et je continue mes piges. Je suis un peu en retard avec tout ça. Et puis, j'ai un peu la tête ailleurs aussi.
Le lendemain ils me rappellent : c'est positif. Ah, oui mais j'ai toujours pas eu mon deuxième entretien pour le premier job moi. Je veux en savoir plus. Vous pourriez attendre un peu ? Oui mais pas trop. Bon. Le lendemain je vais au deuxième entretien du premier job. Dès le premier coup d'œil, la femme qui me reçoit me plait beaucoup. Alors je suis très à l'aise. Je récapitule mon parcours. Pourquoi la pige ? Pourquoi ce job ? Et au bout d'une demi heure elle me dit : "On a un autre poste qui se libère et moi, je vous verrais encore mieux dans l'autre poste". Ah ? Ca me va aussi. Limite, ça me va même mieux. "On vous rappelle en fin de semaine pour vous dire dans quelle case on vous met". Bon. OK. Je dis non au deuxième job alors. Pas de panique, ma vieille, tout baigne. Je rentre. Je rédige. Je bosse…
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