
J'ai été confrontée à un véritable cas de conscience hier. Je suis allée sur le blog d'un copain et je me suis rendue compte qu'il avait mis un lien sur
Le pire c'est que ce copain est chef de rubrique, donc potentiellement quelqu'un qui pourrait me faire bosser. Est-ce à dire que tous les chefs de rubriques vont prendre ce blog pour ce qu'il n'est pas : les chroniques d'une galérienne de la pige ? Et donc ne pas m'employer parce que, c'est bien connu, on ne fait pas travailler les losers ? Parce que c'est pas le but. Moi je me disais, les gens, ils sont intelligents, ils voient comment j'écris trop bien, ils savent lire entre les lignes, ils reconnaissent la caricature, l'humour et l'ironie, ils se rendent compte quej'ai un regard distancé, et que si je peux écrire ça, je peux écrire autre chose… J'ai toujours eu des petits doutes, hein, sur l'image de loseuse que ça pouvait véhiculer, mais je me disais quand même que les journalistes devaient s'attacher au style.
Bref. Ca m'a préoccupé pendant un petit moment, et j'ai trouvé la solution : j'ai créé un deuxième blog, Chropiges, dont je donnerais l'adresse aux professionnels. Je le mettrais même dans mon CV celui-là, tiens ! Dedans, il n'y aura que des chroniques et rien sur la vie de pigiste. Une pure vitrine. Pour être sûre que personne ne se trompe. Pour pas donner une mauvaise image de moi.
Et je continuerais La Pigeonne à côté pour me faire plaisir... Et toc !
Pfff. Trop dur le marketing de soi-même…
Commentaires
Aucun commentaire pour cet article
Trackbacks
Aucun trackback pour cet article