Il faut que je fasse du marbre. Ca ne peut plus durer ! Un mois que je n'alimente plus ce blog, faute de temps, de culpabilité (oui, oui) ou encore de flemme… Bref. Y a que ça. Faut que je fasse du marbre (certainement beaucoup plus efficace que les bonnes résolutions…). Le marbre, qu'est ce que c'est, me direz vous ? (là je parle aux néophytes bien sûr, journalistes, passez votre chemin). Ce sont des articles stockés en cas de coup dur en gros. Des articles qu'on peut publier un peu n'importe quand parce qu'ils sont intemporels. Des papiers qu'on garde en réserve dans tout magazine, histoire de palier toute éventualité. Genre, si un journaliste rend un article vraiment impubliable, pas grave, y a du marbre, on peut remplir la page vide. Ou si une publicité ne rentre pas et qu'il faut quand même boucler le journal à l'heure, hop, le marbre. C'est très pratique, hein ?
Bah moi, faut que je fasse du marbre pour mon blog. Dès que j'ai un peu de temps, hop, j'écris deux trois articles (voire quatre cinq en cas de grande inspiration), comme ça je continue à alimenter régulièrement mon blog, même si j'ai autre chose à faire.
Bon j'avoue, j'ai deux problèmes avec cette idée.
Le premier, c'est qu'en ce moment par exemple je n'ai ni le temps ni même l'inspiration pour faire du marbre. Or, c'est en ce moment qu'il faudrait que j'aie des articles d'avance, franchement, vous avez vu l'état de ce blog ?!
Le deuxième problème, c'est que quand je suis inspirée pour écrire des articles pour La Pigeonne, quand j'ai le temps et que j'en écris deux ou trois d'un coup, je brûle d'envie de les publier, là, tout de suite. Dès fois j'attends trois jour avant de les mettre en ligne mais ça me coûte ! Je sais qu'il est là, l'article, limite il m'appelle, il veut être lu. Ma prose veut être lue ! Carrément ! Dès fois je suis tellement contente de ce que j'ai écrit (on a les admirateurs qu'on mérite…) que je trépigne presque à l'idée de devoir attendre un peu. Même je rigole en me relisant dès fois (hum…). Allez je me lance, soyons franc, soyons clair, n'ayons pas peur de se rabaisser, j'attends même avec avidité vos commentaires, je vais voir les statistiques, je jubile quand ça augmente, je suis contente d'avoir vos avis. J'avoue. C'est pas beau je sais, on devrait écrire pour soi avant tout, on devrait s'en ficher de ce que les autres pensent, tout ça, mais moi non. Bilan, je suis tributaire de mes lecteurs. D'ailleurs, puisqu'on parle de vous, vous m'avez un peu déçu ces derniers temps. Si, si, il faut que je le dise. J'irai même jusqu'à supposer que c'est la raison pour laquelle je n'ai pas été plus motivée que ça pour écrire d'autres articles, tiens. Ouais. J'irais jusque là.