Ces derniers temps j'ai passé plus de temps à surfer sur les blogs des autres qu'à alimenter le mien (comme vous avez pu le constater… non ?). Et j'ai découvert plein de supers blogs, super bien écrits et tout.
Tenez par exemple, le blog de Chick, il est vachement marrant. En plus je suis d'accord avec elle sur plein de points, mais c'est même pas pour ça que je trouve que son blog est bien. C'est surtout que c'est vraiment bien écrit, drôle, et juste aussi. Parce que quand Chick parle des conférences de presse par exemple et des rapports entre les journalistes et les attachées de presse moi je ne peux qu'applaudir des deux mains et rigoler avec toutes mes dents. Sauf que, contrairement à elle, je déteste tellement les conférences de presse que je n'y vais jamais. Je suis très très mauvaise en relations publiques. Penser à dire bonjour à l'attachée de presse (comment elle s'appelle déjà ?), comment ça va depuis la dernière fois (c'était quand déjà ?), essayer de regarder du coin de l'œil si elle est toujours en faction devant la porte d'entrée ou s'il y a un moyen de sortir sans être vue, voir s'il n'y a pas une porte de derrière par laquelle je pourrais m'échapper… L'enfer… Du coup, j'ai trouvé la solution : je n'y vais plus. Un peu radical, je vous l'accorde, mais tellement plus simple.
Dans un genre différent il y a le blog de Garance qui est chouette aussi. Elle, elle tient un vrai blog de fille, avec des réflexions sur le couple, la mode, et plein d'autres trucs plus ou moins légers. C'est bien écrit et en plus y a des illustrations qui vont avec. D'ailleurs, dans le genre blog de filles, le blog de Garance m'a mené à celui des "Pensées d'une ronde" qui est plutôt sympa aussi.
Et puis, dans le genre plus professionnel, je suis allée faire un tour sur le site d'Ecrans. Oui, le journal papier n'existe plus mais le magazine continue sur le web. C'est pas pour ça qu'ils pourront m'embaucher, hein, je le sais bien, je ne me fais d'illusions. Et Ecrans ma mené tout droit au blog de Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts (ceux que j'aimerai bien être eux). Instants télé ça s'appelle et c'est aussi chouette que leurs papiers dans Libé sauf que c'est mis à jour beaucoup plus souvent. D'ailleurs, eux aussi y parlent des attachées de presse, ou plus précisément, des communiqués de presse –envoyés par des attachées de presse, est-il nécessaire de le préciser ?- qui donnent à la fois envie de rigoler et de pleurer (faut-il pleurer quand on nous prend pour un idiot ou rigoler parce qu'on est vachement au dessus de ça et qu'on sait lire entre les lignes ?).
Après avoir surfé sur tous ces blogs de talents, j'ai été prise de doutes, assaillies de questions existentielles, qui suis-je, où vais-je etc. Pourquoi j'écris ? A quoi ça sert finalement tout ça, y en a tellement des biens des blogs ? Parce qu'avant de découvrir tous ces blogs je me disais que j'étais la seule à savoir écrire des trucs marrants, moi (oui oui je suis comme ça aussi. J'ai un peu honte, mais j'assume en même temps).
Du coup, ça m'a fichu un coup de savoir que j'étais pas la seule fille géniale de la blogosphère.
Malgré tout mes doutes, ma remise en question, ma déception même, notez je vous ai donné leurs adresses aux autres supers bloggeuses. Ca, c'est parce que je suis super solidaire, super altruiste et super sympa. Alors, ne me laissez pas tomber, hein, dites…
L'autre soir, j'ai regardé Flight Plan. Bon, je me doutais bien que ce n'était pas un grand film, d'ailleurs les critiques n'avaient pas été vraiment élogieuses, mais j'avais envie, comme ça m'arrive parfois, de regarder un petit film sans prétention, de frissonner un peu devant ma télé, de ne pas trop réfléchir. Flight Plan, c'est l'histoire d'une femme qui perd sa fille dans un avion. Alors on se dit, perdre une fille dans un avion, c'est pas vraiment possible vu que l'avion il n'a pas atterri entre temps. Mais reprenons depuis le début…
Au début de Flight Plan, il fait froid. Jodie Foster et sa fille habitent en Allemagne, c'est l'hiver. L'ambiance est froide, les nuits paraissent froides, y a de la neige, la lumière est très bleue. Bref. Ca caille. L'ambiance est trop bizarre. On voit Jodie Foster discuter avec un type à la morgue. On la voit aussi rentrer chez elle, mettre sa fille au lit, fermer les rideaux. Des hommes l'observent dans l'immeuble d'en face. Bizarre. Le lendemain, Jodie Foster et sa fille doivent s'en aller. Elles vont prendre l'avion. Retourner aux Etats-Unis. Pour enterrer le mari de Jodie Foster qui est "tombé" par la fenêtre. La fille est toute bizarre. Elle ne veut pas partir. Elle ne veut pas sortir dehors. Elle a peur. Jodie la prend dans ses bras la cache sous son manteau pour la déposer dans le taxi. Arrivées à l'aéroport, la fille disparaît. Jodie flippe. Elle la retrouve dans une librairie. Lui fait la morale comme quoi elle ne doit jamais s'éloigner toute seule tout ça. Trop bizarre. On se dit qu'elles sont suivies, que peut être le père il était agent secret. Y a une ambiance de gestapo, de soupçons, de mystère. On a l'impression qu'elles ne pourront pas quitter l'Allemagne. Ce ne sont pas deux passagères lambda, elles ont des trucs à cacher.
Et puis non, elles montent dans l'avion. Les premières. L'avion est totalement vide quand elles prennent place. Il parait vachement grand l'avion, et il l'est, mais de là à perdre sa fille dedans, en plein vol, on se demande comment ils vont nous faire avaler ça. Et puis, en même temps, on se dit c'est sûr y a quelqu'un qui les suit, il se passe un truc pas net. Bref.
Elles vont se coucher. Et quand Jodie ouvre les yeux, sa fille n'est plus là. Alors au départ elle se dit qu'elle est partie aux toilettes. Normal. Mais non. Elle commence à paniquer, elle alerte l'équipage, elle exige qu'ils recherchent sa fille. Tout le monde la prend pour une folle, une mère super stressée, mais finalement le commandant accepte de fouiller l'avion. Alors, tout l'équipage fouille. Partout. Et la mère, elle stresse.
Là quand même, c'est le moment du film où on est bien pris par l'action. L'avion est vraiment très grand, ça parait plausible finalement que la fille soit perdu. Ou cachée quelque part. C'est bizarre toute cette histoire, depuis le début c'est bizarre. Il se passe un truc c'est sûr.
Puis soudain, renversement de situation. L'équipage a vérifié les noms sur la liste des passagers et il n'y a aucune trace de la fille. La mère elle-même ne peut pas fournir la carte d'embarquement de sa fille. Et personne ne semble avoir vu la petite. Le mec qui était à côté d'elle ne l'a pas vu, ni la famille turbulente qui était devant, ni l'hôtesse qui les a accueillies dans l'avion. Alors on se dit, que oui peut être elle est folle. Peut être que ce qu'on nous a montré à nous téléspectateur c'est ce que la mère pensait voir (vous me suivez ?). Peut être que pour nous la fille était là parce qu'on nous montrait le point de vue de la mère. Mais qu'en fait y avait pas de fille. D'ailleurs pour couronner le tout, le commandant de bord arrive à joindre la morgue qui s'est occupé du père (parce que le père, lui, c'est sûr, il est mort) et à récupérer le certificat de décès… de la fille. Oh my God ! Enfer et damnation, Jodie est folle ! D'ailleurs, à l'annonce du décès de sa fille, elle s'écroule. On lui trouve une psychiatre (l'avion est très grand, il doit y avoir au moins une personne de chaque corps de métier là dedans) qui lui explique qu'elle a imaginé que sa fille était encore en vie parce que perdre son mari c'est déjà dur, mais perdre sa fille en même temps, je ne te raconte pas. Bref.
Le problème là, c'est qu'on en est à la moitié du film. Alors on se demande comment ils vont réussir à faire rebondir l'action. Soit ils nous prouvent qu'elle n'est pas folle et que c'est une sombre machination. Soit elle est vraiment cinglée mais là il faut trouver comment occuper la suite, et puis c'est Jodie Foster, mince, elle peut pas être cinglée. Moi je penche pour la première solution… Et j'ai raison ! Je vous la fait courte : Jodie se rend compte qu'elle n'est pas cinglée parce qu'elle souffle sur le hublot et qu'elle voit apparaître le dessin que sa fille a fait sur la vitre en montant dans l'avion (avec son doigt comme sur la photo). Paf ! C'est le déclic ! Tout ceci n'est qu'une machination ! Et elle a raison ! En fait c'est le mec qui s'occupe de la sécurité à bord de l'avion qui a enlevé sa fille, et qui était de mèche avec le type de la morgue, qui a donc envoyé un faux certificat de décès. Si j'ai bien compris, le méchant s'en est pris à Jodie simplement parce que c'était facile de cacher les explosifs dans le cercueil (parce qu'il y a des explosifs dans l'histoire bien sûr). D'ailleurs le mari il est pas "tombé" de la fenêtre, il a été poussé. Hé, hé ! Le méchant avait préparé son coup à l'avance ! Il menace de faire péter l'avion en mettant tout sur le dos de Jodie, genre elle est folle, elle a perdu sa fille et son mari, du coup elle veut tuer tout le monde. Mais dans sa folie elle demande quand même quelques millions de dollars sur un compte bloqué aux Caïmans.
Finalement à la fin, Jodie elle tue le terroriste et elle sauve sa fille, prouvant à tout l'équipage que non, elle n'était pas folle, ni terroriste, ni rien de tout ça.
Je vous avais dit que je la ferais courte, du coup vous n'avez sûrement rien compris. En même temps, je ne suis pas sûre d'avoir compris non plus (ceci explique peut être cela) ni même qu'il y avait quelque chose à comprendre en fait…
Après, j'ai éteint mon lecteur de DVD et je suis tombé sur M6 : un gros moustique (genre les monstres en plastique comme dans X-Or) s'attaquait à une jeune fille qui hurlait tout ce qu'elle pouvait. Mosquito Man ça s'appelait. Là, j'ai éteint la télé. Carrément.
Au mois de juillet, il m'est arrivé un truc dingue : j'ai travaillé dans un bureau !Un vrai bureau, avec des vrais gens qui travaillent dedans, des gens avec des horaires fixes, (9h-19h c'était pas un bureau qui appliquait les 35h), des pauses déjeuner d'une heure, des pauses clopes sur le trottoir, des plannings à respecter et des chefs au dessus d'eux. Sauf que, ne vous emballez pas, moi je n'étais pas embauchée dans la boite. J'étais juste là pour faire mon boulot de pigiste, qui, soit dit en passant, n'a rien à voir avec l'activité de la société qui m'hébergeait.
Parce qu'au mois de juillet, figurez vous que j'ai encore bossé comme une malade, presque à temps plein (d'ailleurs il va peut être falloir que j'arrête de m'étonner d'avoir du boulot vu que ça fait quand même plusieurs mois que ça dure… croisons les doigts). Et que j'ai un ami qui a monté sa boite et qui a bien voulu me prêter un bout de table et un ordinateur pour que je vienne travailler dans ses locaux.
Un genre d'expérience pour moi. Ca m'a permis de voir que j'étais encore vachement sociable comme fille. De me rendre compte que c'est assez chouette d'avoir des collègues. Surtout que ceux là ils étaient quand même bien sympas. De m'obliger à me lever le matin pour pas arriver trop longtemps après tout le monde. De voir que, oui, je suis capable de m'adapter à la vie de bureau. Sauf que là, j'avais tous les avantages sans les inconvénients, parce que moi je pouvais faire ce que je voulais, quand je voulais !
Bon, l'embêtant c'est que j'ai aussi confirmation qu'Ecran ne m'emploiera pas. Et ça, ça m'enlève quand même beaucoup de perspectives d'avenir. D'avenir de bureau, hein. Parce que mon avenir de pigiste, pfou, je vous raconte même pas…

Comme on m'a réclamé à corps et à cris (hum…) un sommaire pour mes articles sur Buffy, voilà donc un sommaire pour mes articles sur Buffy. Comme ça vous serez sûrs de les lire dans l'ordre. Et à chaque fois que je rajouterai un article, je le mettrais dans le sommaire pour que chacun s'y retrouve.
Un vrai travail de titan, mais qu'est ce qu'on ne ferait pas pour satisfaire ses lecteurs, je vous le demande (mais c'est un autre débat, je vous l'accorde)…
En quoi Buffy Contre Les Vampires est-elle une série innovante ? (I)
Buffy, esthétique de l'épisode final (I)
Les références de l'épisode final (II)
Les sensations de la fin (III)
Omniprésence de la mort et théâtralisation (IV)
Une fin tournée comme un film d'action (1) (V)
Une fin tournée comme un film d'action (2) (VI)
Buffy, le Seigneur des anneaux, même combat ? (VII)
Et la boucle est bouclée... (VIII)
Après l'effondrement du lycée et de tout Sunnydale (39'30), Buffy et ses amis s'échappent en bus et s'arrêtent à la sortie de la ville. Ils se retournent vers ce qui a symbolisé leur vie pendant sept ans, et qui n'est désormais qu'un immense trou. L'heure du bilan et du renouveau a sonné.Le bilan
Hommages aux personnages disparus, disparition de la bouche de l'Enfer. La moitié des dix dernières minutes est consacrée à un bilan de cet ultime combat. Un trait définitif est tiré sur le passé. Le deuil (des personnages et des téléspectateurs) peut commencer.
- Hommage à Spike : Buffy rend hommage à Spike, sacrifié pour la bonne cause, et responsable de l'effondrement de Sunnydale. Nous avons vu précédemment que le porteur du médaillon signait ici sa rédemption. Buffy lui rend un dernier hommage en disant au rescapés que c'est à lui qu'ils doivent ce résultat. Elle le réhabilite définitivement et pour la postérité aux yeux de ses amis.
- Le symbole de Sunnydale s'effondre : Dernier vestige de la ville, son panneau s'effondre dans le trou laissé par Sunnydale. C'est le symbole de la fin d'une ville qui abritait la bouche de l'Enfer. Il n'y aura même plus une pancarte pour signaler son existence. Sunnydale est définitivement morte et enterrée.
- Hommage à Anya : un simple dialogue entre Andrew et Alex rend hommage à Anya. "Elle a été incroyable. Elle est morte en tentant de me sauver la vie" déclare Andrew. "C'est bien ma petite amie – répond Alex- toujours à faire des choses stupides". Un trait d'humour teinté de tristesse qui résume en même temps le caractère d'Anya et montre toute l'admiration d'Alex pour son amie décédée.
Le Renouveau
Le Mal a été vaincu et avec lui, le quotidien de Buffy et de ses amis s'est effondré. Durant sept ans, ils ont lutté contre les démons et les vampires qui sortaient de la Bouche de l'Enfer. Aujourd'hui, celle ci est refermée, et la Tueuse n'est plus seule. Elle n'est plus l'élue. Elle n'a plus de rôle à assumer. C'est l'heure du renouveau, de l'espoir.
- C'est le proviseur Wood qui le premier fait comprendre au téléspectateur que la vie continue. Seul dans le bus avec Faith, il est blessé et lui demande dans ce qui semble être son dernier souffle s'ils ont gagné. Il simule la mort pour mieux montrer la vie. Plus tôt dans l'épisode, il avait en effet parié avec Faith qu'il parviendrait à la surprendre. Il la surprend en simulant sa mort. La séduction, donc la vie, a repris le dessus. Wood ne pense plus à la bataille ou même à sa blessure, il pense à l'amour.
- "Nous avons sauvé le monde" déclare Alex. "Nous avons changé le monde" rectifie Willow. Mais le mal n'est pas éradiqué pour autant. D'autres Bouches de l'Enfer existent. Willow déclare pouvoir sentir les Tueuses qui se réveillent dans le monde. "Nous les trouveront". Leur nouveau destin est annoncé. Et, ayant détruit une Bouche de l'Enfer, ils sont porteurs d'espoir.
- L'humour refait son apaprition dans les dialogues de fin, avec Dawn s'exclamant "Nous avons détruit le centre commercial, j'ai choisi le mauvais côté". C'est l'esprit originale de la série et de ses personnage qui refait son apparition dans les dernières minutes. Ils viennent de mener un combat difficile, ils ont perdu certains d'entre eux mais ils n'ont pas abandonné leur humour. Leur esprit est intact.
- Ultime message d'espoir et de renouveau, les paroles de Faith à Buffy "Tu n'est plus la seule et unique élue désormais. Tu vas pouvoir vivre comme une personne normale. Qu'est ce que tu ressens ?". La caméra s'approche alors de Buffy qui, en gros plan, regardant au loin vers son avenir nouveau, sourit.
Dans le dernier épisode, Buffy n'est plus l'élue et elle est soulagée. Elle va pouvoir prendre sa vie en main et ne plus se consacrer à la destruction des forces du Mal. Tout au long de la série, Buffy exprime ce désir de "vivre une vie normale". A la fin de la série, elle est exaucée. Le téléspectateur est ici aidé dans son deuil de la série : il peut être heureux pour l'héroïne. La vie dont elle a toujours rêvé lui est offerte. Le principe même de la série est détruit.
Dès le début de l'ultime épisode de Buffy Contre les Vampires, le processus final est enclenché : tous les problèmes rencontrés dans la série sont réglés, toutes les questions posées trouvent une réponse. Et tous les éléments de cet épisode, qu'ils soient visuels, auditifs, référentiels ou sentimentaux concordent vers une seule sensation et vers une unique issue : la fin. C'est une fin sans retour car la série n'a plus de raison d'être sans l'élue, mais c'est une fin pleine d'espoir pour ses personnages. Après Buffy, la vie continue…
Ce sont les effets visuels de cet ultime épisode qui viennent renforcer la comparaison avec un film d'action. Car sur la scène de la bataille finale, la référence à un film en particulier devient évidente : le Seigneur des Anneaux. Signalons tout d'abord que jamais les effets spéciaux de Buffy Contre les Vampires n'avaient été aussi impressionnants. Pour tout téléspectateur assidu, une telle débauche d'effets spéciaux équivaut au bouquet final d'un feu d'artifice.
Par ailleurs, Le Seigneur de Anneaux et Buffy Contre les Vampires peuvent se classer dans la même catégorie : film d'aventure, d'action et de "fantasy".
Rapprochons donc la scène finale du Seigneur des Anneaux, le retour du roi et celle de Buffy Contre les vampires :
Frodon et Sam pénètre dans le Mordor pour détruire l'anneau et mettre fin à Sauron, seigneur maléfique qui prépare ses armées à la guerre.
Buffy et ses amis pénètrent dans l'antre du Mal pour détruire son armée et empêcher son règne sur la Terre.
Lorsque Frodon pénètre dans le Mordor, il découvre l'horreur : tous les orques et les démons réunis, formant une véritable armée.
Quand Buffy et ses troupes pénètrent dans le sceau de Danzalthar, ils ont la même vision d'horreur.
La représentation des orques dans le Seigneur des Anneaux ressemble beaucoup à celle des purs vampires dans Buffy.
Pour permettre à Frodon de détruire l'anneau, les peuples de la Terre du Milieu détournent l'attention de Sauron. Le succès de Frodon ne dépend pas que de lui. Il est le seul porteur de l'anneau, mais la réussite de sa quête est collective.
Pour permettre à Buffy et ses amis de détruire le Mal, Willow distribue le pouvoir de Buffy a chacun d'entre eux. Le dispositif est identique : dans deux endroits différents les "bons" agissent ensemble pour détruire le Mal.
L'anneau, porté autour du cou par Frodon, est maléfique et agit sur son porteur : le Hobbit sent le mal entrer en lui.
Le médaillon, porté autour du cou par Spike, est bénéfique et agit sur son porteur : Spike sent soudain son âme (35'35) "Je peux la sentir, Buffy. Elle est vraiment là. Mon âme".
Frodon jette l'anneau dans la lave pour le détruire et détruire ainsi le pouvoir de Sauron.
Spike, porteur d'un médaillon, brûle (fond) comme s'il était recouvert de lave.
Une fois l'anneau fondu, le Mordor s'écroule.
Une fois que le médaillon porté par Spike est traversé de lumière, la bouche de l'Enfer (Sunnydale) s'écroule.
Ces dispositifs de fin similaires dans Buffy Contre les Vampires et le Seigneur des Anneaux sont un ultime clin d'œil aux amateurs de films d'aventure. Les créateurs de Buffy établissent ainsi un parallèle entre les deux et revendiquent ainsi leur appartenance au même genre. Le livre de Tolkien et les films qui en sont tirés sont en effet des références dans l'univers de l'aventure "fantasy". Faire une fin directement inspirée par le Seigneur des Anneaux peut être à la fois perçu comme un hommage, et permet au téléspectateur de décoder la fin de Buffy. De la repérer comme étant ce qu'elle est : la fin d'une histoire, d'une quête (celle de Buffy et ses amis), et le début d'un autre monde. En effet, les dix dernières minutes de l'épisode final de Buffy annoncent un renouveau, tout comme la fin du Seigneur des Anneaux.
Dans "Le retour du Roi", la destruction de l'anneau annonce le début du règne de l'Homme et la fin de celui des Elfes et autres créatures magiques. Il en va de même chez Buffy. Le "règne" de la Tueuse est arrivé à son terme, puisque la Tueuse n'existe plus. C'est à la fois la fin du époque et le début d'une nouvelle ère qui s'annonce…
Comme vous le savez tous, depuis le mois de mars je bosse sans discontinuer et du coup, forcément, arrive la rentrée et mon compte en banque est bien rempli. O joie ! O soulagement ! En plus, les impôts m'ont remboursé plein d'argent parce que l'année dernière a véritablement été une année noire, avec une baisse de revenus limite apocalyptique. Bilan, je suis pétée de thunes ! Rentrant de vacances et voyant l'état de mon compte en banque, ni une ni deux, je me dis que je vais le vider (un petit peu) et m'acheter un appareil photo numérique. Un petit compact pas très cher. Un truc que je pourrais emmener partout, pendant les vacances. Parce que moi pendant les vacances j'achète encore des appareils jetables (si, si, ça existe encore !). Comme je veux un appareil spécifique qui n'est pas vraiment bien distribué en France, je me dis que je vais aller sur ebay pour le faire venir d'Allemagne, de Hong-Kong, ou du Japon, rien que ça (et c'est tellement plus chic vous dites-vous… mais là n'est pas mon but).
Frétillante, je profite d'une pause dans mes écrits pour me lancer. Je repère celui que je veux. Je clique sur "acheter maintenant", fébrile. Le site précise "la confirmation s'effectue à l'étape suivante", je clique. Et là, je bloque. Je réfléchis. Ai-je véritablement besoin d'un appareil photo numérique ? Surtout un petit compact, franchement, est ce qu'il vaudrait pas mieux investir dans un reflex, maintenant ils sont carrément pas chers. Et puis j'ai les objectifs qui vont avec. Et comme ça je me servirais de mon nouvel appareil pour le boulot… Ca permettra de joindre l'utile à l'agréable. De dépenser utile surtout. Et puis, après tout, est ce bien raisonnable ? Est-ce que je ne ferais pas mieux de mettre de l'argent de côté pour les impôts de l'année prochaine (qui vont faire bien mal, forcément), pour les mois de disette, pour partir en voyage ? Franchement, a-t-on besoin de tous ces biens de consommation ? Est-ce que je ne vis pas mieux sans appareil photo numérique, d'ailleurs, hein ? Carrément ! Peut être que le jetable c'est aussi bien finalement, comme ça je fais tirer mes photos sur papier et après je fais des albums avec, au lieu de les garder sur mon ordi et de ne jamais les regarder.
Je crois que je vais attendre de voir si j'en ai vraiment besoin de cet appareil.
Et pour éviter la frustration de n'avoir rien acheté, je vais sur un autre site et je commande trois ramettes de 500 feuilles pour mon imprimante et des cartouches d'encre.
Le montageLe montage de ce dernier épisode reprend aussi à son compte une méthode du film d'action qui ajoute au suspense tout d'abord et à l'exaltation ensuite. Quand Buffy dévoile son plan à ses amis (14'58), le téléspectateur ne connaît pas ce plan. Le montage nous montre Buffy, la nuit, après sa conversation avec l'Unique réalisant soudain qu'ils vont gagner. Puis un écran noir. A l'image suivante le plan a été dévoilé, le téléspectateur voit les réactions des amis (l'inquiétude de Willow, l'enthousiasme de Giles…), mais il n'en saura pas plus. Ce n'est qu'après la descente dans l'antre du Mal et juste avant le début de la bataille que, par un effet de flash back, il comprendra le fameux plan (28'18), juste avant que le pouvoir des Tueuses ne soit distribué à toutes et que le plan ne soit donc mis à exécution.
Cet effet de flash back mêlant suspens puis exaltation est très couru dans les films d'aventure ou d'action. Il amène la clé manquante permettant de comprendre l'issue possible du combat. Il indique aussi la fin de la recherche d'une solution. La résolution a lieu pour les personnages comme pour les téléspectateurs.
Un passage de relais qui ne se fait pas
Jusqu'à la dernière seconde, Buffy est toujours l'héroïne. C'est l'Indiana Jones des Vampires… Sans elle la fin heureuse est impossible. A 32'40, elle s'écroule et Faith s'agenouille en face d'elle. C'est le moment du passage de relais. Buffy est blessée, elle ne peut continuer le combat. Elle passe le relais à Faith, au sens figuré comme au sens propre en lui remettant la hache, l'arme des Tueuses. Faith est la seule personne qui n'a pas eu besoin du sort de Willow pour obtenir le pouvoir des Tueuses puisqu'elle l'avait déjà en elle. Il est donc logique que Buffy lui passe le relais. Cependant cela aurait signifié le remplacement de l'héroïne par une autre. Buffy serait morte en perdante.
Le passage de relais ne se fait pas. Non seulement parce que Buffy est l'unique héroïne de la série, mais aussi parce que sans elle, la fin heureuse devenait impossible. A partir du moment où Faith reprend la hache, les combats tournent en faveur du Mal. Ce n'est que lorsque Buffy se relève que l'ensemble de ses troupes reprend le dessus.
Buffy est la seule à pouvoir sauver le monde. Elle est l'élue, même si son pouvoir a été distribué à toutes les femmes. Le Mal la défie. Il perd. Même si la victoire de Buffy signifie la fin de la série (il n'y a plus de Mal, et plus de bouche de l'Enfer) et même si elle n'est plus la seule Tueuse, elle reste supérieure. La victoire est entre ses mains. Jusqu'à la dernière minute, le téléspectateur aura admiré son héroïne. Il ne la verra pas en femme ordinaire. Son profil de "super héros" sera exploité jusqu'à la fin, même si c'est en lui retirant ce statut que la série peut enfin se terminer.