Scoop ! Perdu de Vue revient ! elle nous avait manquée, cette émission, avec Jacques Pradel en maître de cérémonie, yeux de chien battu bien comme il faut pour compatir avec les victimes, pardon, les familles qui cherchent depuis si longtemps un proche disparu. On manquait un peu de larmes, de compassion, de vécu, dans la nouvelle télé d’aujourd’hui. Et bien Jacques Pradel ne revient pas, mais Perdu de vue si. Ca se passe sur M6 et ça s’appelle "Passé retrouvé". Ca se passe aussi sur la Une et ça s’appelle "En quête de vérité". Car "Perdu de Vue" ne revient pas une fois mesdames et messieurs, mais deux fois ! Parfaitement ! Une fois sur M6, et une fois sur TF1. Preuve que ça nous avait vraiment manqué, ça oui.D’ailleurs, en parlant des gens perdus de vue, France 3 fait pas mal aussi dans son genre… Récapitulons depuis le début. Il y a quelques années j’avais regardé un épisode de "Ca se discute" consacré aux célibataires. On y voyait, entre autre, un agriculteur vivant toujours chez ses parents, en quête de l’âme sœur. Il passait des annonces en cachettes de sa famille et rencontrait quelques jeunes femmes. Sans succès. Comme il s’agissait d’un "Ca se discute Jour après jour" quelques temps après, j’avais revu le même agriculteur qui venait donner des nouvelles de son célibat. Figurez vous que l’émission avait suscité de nombreuses réactions chez le public féminin puisque le bonhomme avait reçu à la suite de sa diffusion quelques centaines de lettres, dont certaines carrément enflammées si ma mémoire est bonne !
C’est marrant parce que l’autre jour sur M6 "Zone Interdite" consacrait un numéro spécial aux célibataires en quête de l’âme sœur. On y voyait, tenez vous bien c’est original, un agriculteur, qui s’était inscrit sur Internet pour trouver chaussure à son pied. A la fin du reportage (qui datait de 2004 quand même) Anne Sophie Lapix annonce : "Deux ans plus tard nous sommes allés revoir tous ces célibataires". Et bien figurez-vous que, dingue, la diffusion de l’émission (en 2004, vous suivez ?) avait suscité de nombreuses réactions chez le public féminin. L’agriculteur avait alors reçu des centaines de lettres, oui sans blague, des centaines de lettres de femmes souhaitant le rencontrer. Et il l'a trouvé, l’âme sœur (là, en 2006) !
Vous allez me dire que j’ai perdu le fil, que j’ai commencé par parler de France 3 mais qu’on ne voit plus le rapport, et que "Perdu de vue" est bien loin de tout ça aussi. Détrompez-vous, c’est là que la journaliste qui sommeille en moi est vachement forte, je vais retomber sur mes pieds : pas plus tard que juste après la diffusion de "Zone Interdite", je zappe sur France 3, donc (on y vient), et je tombe sur une bande annonce pour un reportage sur les célibataires (non ??? Si.) qui cherchent (tous avec moi :) l’âme sœur. Et qui je vois dans la bande annonce ? Mon agriculteur de "Ca se discute" ! Celui d’il y a au moins quatre ans déjà ! Qui a l’air d’être retourné à la case départ, bien avant d’avoir reçu toutes les lettres enflammées suite à la diffusion de l’émission (laquelle ne doit pas encore avoir été diffusée à l'heure du reportage, je ne sais pas si vous me suivez bien, là) et qui n’a pas l’air de savoir qu’il va susciter un tel engouement (forcément)…
A la télé, on perd jamais de vue les gens bien longtemps (et toc. Même avec "Perdu de Vue" j’arrive à faire un lien à la fin.)
J'aurais bien aimé vous parler de Lunar Park, le dernier livre de Bret Easton Ellis, mais je ne peux pas. Ca fait plusieurs mois que je l'ai lu, plusieurs mois que je le digère, donc, mais malgré tout, je n'arrive pas à exprimer ce que j'ai ressenti. Pas bien en tout cas. Je peux dire que c'est un bouquin génial, fabuleux, fantastique... les qualificatifs ne manquent pas, mais ce n'est pas instructif, ça, même si c'est vrai. Lunar Park, c'est un livre hallucinant (au sens propre et au sens figuré), et bluffant tant l'écriture est maîtrisée.
Allez, j'essaye quand même.
C'est l'histoire d'un écrivain, Bret, millionnaire dès son premier livre, alors qu'il est âgé d'une vingtaine d'année. C'est l'histoire de ce type, qui, après avoir écrit quelques livres, tous best-sellers, après avoir testé toutes les drogues et arpenté toutes les fêtes, se retrouve en banlieue, marié deux enfants, une maîtresse. C'est l'histoire de Bret Easton Ellis, qui disjoncte sévère quand même au bout d'un moment. Mais ce n'est pas la vraie histoire de Bret Easton Ellis, l'écrivain, enfin, plus exactement ce sont des bribes de vérité mélangées à des bribes de fiction. Au lecteur de faire le tri, s'il le souhaite.
C'est surtout un livre d'une maîtrise absolue. Ironique, cynique quand il décrit les scènes de la vie quotidienne. Angoissant quand son univers se met à tomber en miettes. Fascinant. Complexe sans être compliqué. Un petit bijou à lire absolument. Après l'avoir dévoré en une semaine, je n'ai plus pu lire que des romans faciles, histoire de ne pas m'encombrer la tête avec d'autres choses. Histoire de conserver un "temps de cerveau disponible" pour continuer à savourer Lunar Park, pour continuer à y penser, tranquille.
C'est durant cette période que j'ai lu "Au pays de Dieu" le récit de voyage de Douglas Kennedy sur la "ceinture de la Bible". Bon. Il faut être intéressé par les Etats Unis et leurs moeurs pour lire ça. Il faut aussi être aussi fasciné que l'auteur par le phénomène ultra religieux qui a cours là bas. Mais quand on réunit ses deux conditions, le livre est véritablement passionnant et sidérant. Aussi hallucinant que les hallu de Lunar Park, sauf que là, c'est vrai, c'est du vécu, c'est du docu. Même si Douglas Kennedy, dans sa préface, revendique le côté subjectif et donc parfois presque fictionnel parce que romancé, de son récit. Tout comme Bret Easton Ellis revendique le côté autobiographique de son livre, avec plein de faux dedans... Hum...
Encore après, j'ai lu "Ensemble c'est tout d'Anna Gavalda. Un bouquin sympa. Et là, c'est clair. C'est un roman, c'est tout.
Dans le magazine Xposé numéro 10, Sarah Michelle Gellar (Buffy à l'écran) déclare : "Quand j'étais petite, les héroïnes des séries télévisées que je regardais -je pense à Facts of Life, Growing Pains ou Family Ties- étaient des cruches, ou, pires encore, des filles intelligentes qui se faisaient passer volontairement pour des cruches pour pouvoir séduire le garçon qu'elles aimaient. (…) Ce que je trouve intéressant avec les nouvelles héroïnes des séries télévisées, avec Buffy, pour ne pas la nommer, c'est qu'elles donnent aux jeunes filles des figures auxquelles elles peuvent s'identifier et qui leur permettent de gagner une véritable indépendance.". L'indépendance des femmes, le "girl power" est en effet l'une des données essentielles de Buffy Contre les Vampires.
A l'époque où la série commence à être diffusée, les Spice Girls sont en haut de l'affiche et inventent le concept de "girl power", ou le féminisme adapté à la fin du siècle. Buffy peut totalement être assimilée à cette mouvance. A elle seule, elle combine les particularités des cinq Spice Girls : "intello chic", piquante, sportive, baby doll, provocante.
Joss Whedon, le créateur de la série, a d'ailleurs maintes fois déclaré que l'inspiration lui était venue de cet archétype des films d'horreur qui montre une jeune fille blonde marcher tranquillement dans une ruelle se faire tuer. "Elle s'amusait, elle faisait l'amour, elle était pétulante. Mais tout de suite après, elle était punie pour toutes ces raisons. Du coup, j'avais dans la tête une tout autre scène : et si cette fille marchait dans cette ruelle obscure, si elle était suivi par un démon, mais que ce soit elle qui le détruise !"5. D'ailleurs, le premier épisode de la série Buffy Contre les Vampires commence de cette manière. On y voit un jeune couple semblant chercher un endroit tranquille pour un rendez-vous amoureux. La fille a l'air nerveux, comme si elle n'était pas sûre d'elle, comme si elle n'avait pas envie d'être là. Cette scène induit l'idée qu'elle prend un risque. C'est elle qui court un danger. Finalement, elle se retourne brusquement : elle s'est transformé en vampire et tue son compagnon ! "Je voulais que [Buffy] soit un phénomène culturel. Je voulais qu'il y ait des poupées, des Barbies qui pratiquent le kung-fu"5.
Effectivement, au premier abord, Buffy est une simple lycéenne, innocente, blonde et superficielle. Lors d'un flash back, on la voit sortir de son précédent lycée, une sucette à la bouche, vêtue de rose et discutant en minaudant avec ses amies. Apprenant son destin de tueuse, Buffy devra faire face à de nouvelles responsabilités, mais ne se déparera pas de son côté profondément féminin. Durant les deux premières saisons de la série, elle multiplie les allusions au fait qu'elle aimerait vivre une vie normale, avoir des petits amis, être populaire et sortir le soir ailleurs que dans les cimetières. Plusieurs épisodes tournent d'ailleurs autour de ce thème : "Sortilège" (épisode 3 saison 1), où Buffy tente de devenir pom pom girl pour s'intégrer dans son lycée, ou "Le bal de fin d'année" (épisode 5, saison 3) où elle fait campagne pour être élue reine de la promo.
De même, elle reste toujours sexy et "tendance". Ce n'est pas parce qu'elle tue des vampires et des démons à longueur de nuits, qu'elle doit négliger son apparence. Comme le dit Sherryl Vint, "[Buffy] est plus qu'un objet sexuel, mais elle n'a pas besoin de s'interdire d'être sexy pour être une femme forte". Buffy Contre les Vampires véhicule donc l'image d'une femme à la fois puissante et belle. Sherryl Vint y trouve là encore une raison d'aimer la série, et plus particulièrement, son personnage principal "[Buffy] est une femme forte, une femme qui combat elle-même, sans attendre qu'un homme le fasse à sa place. Pour moi, Buffy annule le stéréotype de la femme assistée de mon enfance – la fille qui gagnait le cœur du héros, mais n'était jamais elle-même l'héroïne. Buffy me frappe en tant que modèle positif pour les jeunes femmes.". Un modèle qui pourrait certainement être atténué par l'idée que Buffy est l'élue, ce qui sous entendrait qu'elle est peut-être la seule femme à combiner la beauté et la force. Cependant ce n'est pas le cas.
4 Essai de Sherryl Vint “Killing us Softly”? A Feminist Search for the “Real” Buffy
5Interview de Joss Whedon par Tasha Robinson dans theOnionAVClub
1- Une série fantastique ?
Le fantastique est présent sur le petit écran depuis les débuts des séries (La quatrième dimension, 1965 sur l'ORTF, Les envahisseurs, 1969 sur l'ORTF, Belphégor, 1965 sur l'ORTF… ) et retrouve un nouveau souffle et un nouvel engouement avec la diffusion d'X-Files en 1994 sur les écrans français (en 1993 aux Etats-Unis). Mais les rôles principaux d'X Files sont tenus par deux agents du FBI, à savoir deux adultes, dont le travail, s'il reste secret pour le commun des mortels, est connu de leurs supérieurs.
Christophe Petit, dans le Guide des Séries Télé, conclut sa description de la série par ces mots : "(…) Son succès a permis à d'autres séries de science fiction de voir le jour, alors que le genre était moribond". Quatre ans plus tard, Buffy Contre les Vampires fait son apparition sur les écrans télévisés. On peut donc en déduire que la série surfe sur la vague des séries fantastiques remises au goût du jour par le succès d'X Files.
Cependant, Buffy Contre les Vampires s'en distingue aussi de nombreuses façons. Faire de ses héros des adolescents est l'une d'entre elles. Avant Buffy, le genre fantastique était une affaire d'homme, d'adulte… En un mot, une affaire sérieuse. Mulder et Scully, les héros d'X Files, commencent par enquêter sur des phénomènes paranormaux pour s'apercevoir bientôt que le gouvernement est à l'origine d'un immense complot destiné à manipuler, tromper et aveugler la population. Leurs statuts d'agent du FBI et de scientifique (Scully) leur ouvrent des portes et leur donnent accès à des savoirs qu'ils pourraient difficilement atteindre autrement. X Files est une "entreprise qui s'attaque aux fondements de la démocratie en clamant (…) que tous les gouvernants sont forcément corrompus et qu'il faut s'en défier"2.
Le genre fantastique se doit non seulement d'être sérieux, il est aussi et avant tout une affaire d'hommes. La littérature et le cinéma de science fiction étant plébiscités par les hommes, ses héros sont eux mêmes majoritairement masculins. Que ce soit dans Star Trek, Les Envahisseurs ou le Prisonnier, les héros sont des hommes. Et dans X Files où les personnages principaux sont un homme et une femme, c'est toujours l'homme qui part à la découverte des phénomènes paranormaux. Scully, sceptique, l'accompagne pour essayer de comprendre rationnellement les choses, pour apporter une explication scientifique. Sans Mulder, les dossiers non classés n'existeraient pas… Buffy Contre les Vampires est sans conteste une série fantastique. Mais elle en bouscule les codes. Après Buffy, la série fantastique peut devenir une affaire d'adolescent, de femme… et cela peut être drôle ! Introduire le féminisme dans la science fiction est en effet une distinction –innovation- introduite par Buffy. Manier l'humour et l'autodérision en est encore une autre…
2 Guide Totem des séries télé par Martin Winckler et Christophe Petit
Je viens de répondre à une annonce, j'en frétille d'avance tellement ça me plait. En même temps, je sais pas pourquoi mais chaque fois que je réponds à une annonce vraiment intéressante, je ne suis pas prise (par contre, pas plus tard que la semaine dernière j'ai reçu une convocation à un entretien pour un truc affreusement ennuyeux… je me demande encore pourquoi j'ai envoyé mon CV d'ailleurs !).
Bref, là ce serait presque aussi bien que de travailler pour Ecrans (qui, soit dit en passant, n'existera peut être bientôt plus, vu la crise qu'ils traversent à Libé… pas de bol pour moi c'est pas demain qu'ils vont m'embaucher, ça me parait clair).
Ce serait pour être journaliste à Ecran Total, un magazine professionnel sur l'audiovisuel. Ca ne parait pas fun dit comme ça mais moi ça me passionne. Y a des trucs qui ne s'explique pas… C'est un peu le même genre de revue que Musique Info Hebdo, pour ceux qui connaissent. Des infos très économiques, des analyses de médias, des synthèses… très sérieux tout ça. Le problème : comment faire pour convaincre que je suis la femme de la situation ? Qu'est ce que je peux dire au recruteur pour qu'il me recrute, justement ? Comment je lui fais comprendre que je suis super douée pour le job, hein ? Parce que dans mon CV y a pas beaucoup de trucs audiovisuel (à part mes études et des piges pour la télé), ce qui ne m'empêche pas d'être plutôt calée sur le sujet… Qu'est ce que je fais, moi ? Vous avez des suggestions ? Des incantations à faire ? Vous gênez pas, allez y !
Pour vous motiver je vous promets qu'une fois embauchée, je tiendrais ce blog super à jour, et que plus jamais je ne m'en irais pendant des semaines. Allez quoi, soyez sympa, y a bien quelqu'un parmi vous qui connaît des tuyaux, qui est super fort pour se vendre, ou qui pratique un peu le vaudou, non ? J'attends…
Ils sont trop forts Bataille et Fontaine, franchement. J'ai regardé "Y a que la vérité qui compte" (ne me demandez pas pourquoi, ne me demandez pas comment, ce sont des choses qui arrivent, ne le niez pas je suis sûre que ça vous est déjà arrivé, un soir de désoeuvrement, on zappe, y a rien, le foot sur M6, un obscur documentaire sur Arte, une obscure série policière sur France 3, et une émission politique sur France 2, désoeuvrée, donc, l'ordi sur les genoux (faudrait quand même pas regarder Y a que la vérité qui compte en ne faisant rien d'autre!) vous vous retrouvez sur TF1 avec le duo sus-nommé). Bref. Je tombe donc sur l'émission au rideau, et il y a quand même quelques moments où je suis restée simplement scotchée.
Et avant tout parce que les deux présentateurs producteurs sont assez épatants. Tenez, prenons l'exemple de Filipe et Lucille. Filipe est un jeune homme qui vient à "Y a que la vérité qui compte" pour avouer à sa meilleure amie qu'en fait il est amoureux d'elle et qu'il ne veut plus être ami avec elle, il veut "plus".
Déjà, ça sent quand même assez fort le râteau tout ça. Le meilleur ami qui veut passer à autre chose, on a tous vécu ça (ne le niez pas, c'est rarement "Quand Harry rencontre Sally" quand même, souvent on tombe de haut, on se dit mince c'était mon ami, y avait pas d'ambiguïté, pas d'ambiguïté tu parles, je me suis bien plantée tiens! Ah!).
Un petit reportage avec musique dramatique bien comme il faut et commentaire itou raconte l'histoire: ça fait deux ans qu'ils sont amis, au départ Lucille sortait avec un ami de Filipe, ensuite Lucille sortait avec un autre ami de Filipe, et maintenant elle est célibataire alors Filipe veut tenter le coup. Déjà, devant Bataille et Fontaine Filipe raconte que ça fait trois mois qu'ils sont amis et que maintenant il veut lui avouer son amour. Trois mois? Ou deux ans? Faudrait savoir, c'est bizarre cette histoire... Bref, il est pas super bavard le Filipe il faut un peu lui tirer les vers du nez, et c'est là qu'interviennent les deux présentateurs. Ils plaisantent, ils le charrient, ils lui demandent comment ils étaient physiquement, les ex de Lucille "Bah ils étaient maigres et moi je suis gros" répond Filipe... Bon. Ils le rassurent, les gros aussi ont du succès, tout ça. Et qu'est ce qu'ils font tous les deux quand ils sont ensemble, "Bah on approche des chaises et ont regardent des DVD" "Des chaises? Même pas un canapé?" "Bah non on regarde les DVD sur l'ordinateur, alors les chaises, c'est pratique"
OK. Fermons le rideau et appelons à la barre, pardon sur le plateau, Lucille. Elle est toute pimpante Lucille mais elle est encore plus timide que Filipe, elle minaude, elle a l'air de se demander ce qu'elle fait là et de s'attendre à un truc plutôt chouette. A la question "est ce que vous êtes prête au changement?" elle répond oui. A la question "Des fois on range les gens dans des cases, dans des boites vous voyez, et puis finalement, ils aimeraient bien passer dans une autre boite, vous, est ce que ça vous dérangerait de changer de boite ?" (en gros, hein, c'était un tout petit peu mieux formulé dans l'émission) elle répond "Si on est pas bien dans une boite vaut peut être mieux en changer". Balèze, Lucille. Ca se présente peut être pas trop mal pour Filipe finalement, on se dit.
Mais à la question "vous êtes amoureuse en ce moment ?", elle ricane un peu elle baisse la tête elle dit "euh oui, un peu, il n'est pas dans la même fac que moi" (là je réfléchis: je ne me rappelle plus à quelle fac va Filipe, j'ai pas suivi assez attentivement mince, je ne sais pas si c'est bon signe ou pas...), "il est comment, il est brun?" "oui" (Filipe est brun ça c'est sûr par contre, d'ailleurs, paf, plan sur Filipe, comme ça tout le monde voit bien qu'il est brun), "Il est comment, il est gros, mince, musclé?" "Bien comme il faut" (Ah... Je rappelle que Filipe se trouve gros). Passons. "Voulez vous voir qui est derrière le rideau ?" "Bah oui sinon je ne serais pas venue" (en bas de l'écran un commentaire résume: "Filipe est ami avec Lucille depuis deux ans, il est venu lui avouer son amour". Ca m'énerve un peu... Deux ans ou trois mois? Ils insistent!). Sur les écrans apparaît Filipe, le visage de Lucille se fige, ses yeux font "gloups" et quand Filipe raconte son histoire elle se décompose. Bon, c'est raté le râteau est là, pas cool pour Filipe ça mais c'était risqué faut dire. (Si ça se trouve Lucille elle s'attendait à ce que ce soit l'autre étudiant dans l'autre fac qui vienne lui déclarer sa flamme. La déception!)
En même temps, elle est gentille, Lucille, elle dit qu'elle veut bien une page de pub pour réfléchir à la déclaration qu'elle vient d'entendre. Après la pub elle dit qu'elle veut laisser le rideau fermé quand même.
Les histoires d'amour finissent mal en général... J'ai éteint la télé.
Je tiens d'abord à éclaircir quelques points concernant ma (trop) longue absence de ce blog.
1- Non, les incantations faites par certains (voir article) pour me rendre malheureuse n'ont pas marché au point que je me sois retrouvée six pieds sous terre, pleurant toutes les larmes de mon corps, et, par conséquent, incapable d'écrire une ligne. Oui. Parce que j'avais dit qu'il fallait que je sois un petit peu malheureuse pour écrire, mais trop malheureuse ça ne marche plus. Faut un juste milieu. Moi, par exemple, si je suis trop déprimée, je boude mon stylo (ou mon clavier d'ordinateur, c'est selon), je me mets sous la couette et soit je dors (et là c'est vraiment le fond du fond) soit je lis un bon bouquin en attendant que ça passe.
2- Non. Je ne suis pas partie en Mongolie faire un reportage sur les Yourtes (encore mieux que les toitures en laine de mouton niveau écologie), ni aux Etats-Unis vérifier que la malbouffe ce n'est pas bon pour le régime, ni au fin fond de Boulogne Billancourt interviewer Garou (ah, si, ça j'ai fait). Bref. Je ne suis pas partie sur les routes exercer mon oeil affuté de journaliste aguérrie, je ne suis pas allée "tremper ma plume dans la plaie" comme dirait l'autre, je n'ai pas plaqué Paris, mon homme et mon appart pour voir si la pige était plus belle ailleurs.
3- Je n'ai pas cédé aux sirènes des grandes entreprises qui voulaient m'embaucher. J'ai hésité un peu et puis j'ai dit non, pigiste j'aime bien finalement, ça me plaît plutôt pas mal maintenant qu'il fait beau et que je gagne correctement ma vie. J'ai dit que si ça continuait comme ça (j'ai bien dit "Si"), je voulais bien continuer comme ça moi aussi. (Bon, évidemment, si les gens d'Ecrans veulent m'employer à temps plein, ou même partiel ça change tout, on est d'accord, hein ?)
Je n'ai rien fait de tout ça donc. J'avoue.
Par contre:
- J'ai souvent eu honte de ne pas mettre de nouvel article sur mon blog, ça oui, à tel point qu'il y a même des jours où je n'allais pas voir les statistiques, histoire de ne pas me miner avec ça.
- J'ai souvent pensé à mettre un nouvel article sur mon blog, mais j'ai souvent eu la flemme.
- J'ai même écrit un article à la main, dans mon bloc-notes, pour mon blog, et je ne l'ai jamais recopié sur mon ordinateur.
- J'ai repeint mon appartement
- Et j'ai continué à piger. A plein temps.
Bref, j'ai fait plein de trucs quand même, alors j'ai des excuses valables. Et puis maintenant que j'ai posté un article pour dire pourquoi je n'avais pas posté d'articles, tout de suite, ça va beaucoup mieux, je me sens en paix avec moi même... Merci.