J'ai toujours adoré les bandes annonces. J'ai toujours trouvé ça fascinant. D'ailleurs, il y a longtemps, sur France 2, les bandes annonces étaient de vraies petits bijoux, pleines de second degré, j'avais même postulé pour un stage au service des bandes annonces, ils ne m'avaient jamais répondu… Bref. Plus récemment, une autre bande annonce géniale avait ravivé mon intérêt pour le genre. Celle de Femme fatale de Brian de Palma. On y voyait tout le film en accéléré, vraiment tout le film, générique de fin inclus, mais il fallait quand même aller le voir vraiment pour comprendre quelque chose. Une vraie petite merveille d'ingéniosité cette bande annonce (apparemment vachement mieux que le film lui-même, je ne peux rien dire, perso, je ne l'ai pas vu…).
Bref, si je digresse sur les bandes annonces, c'est parce que je viens de lire le dernier Ecrans (je lis Ecrans toutes les semaines moi maintenant, en attendant qu'ils m'embauchent) dans lequel se trouve justement un article sur les bandes annoncent (on y vient). Sauf que là, l'article porte sur les bandes annonces revues et corrigées par les internautes. Ca s'appelle le mash-up, nous explique la journaliste, Marie Lechner. Par la promesse de nouveaux talents alléchée, j'ai patiemment recopié les URL données dans l'article. Pourtant il en fallait du courage vu les adresses à base de "watch?v=8uwuLxrv8". C'est le problème des journaux papier, on ne peut pas cliquer dessus. Mais ma patience n'a pas été déçue.
J'ai d'abord regardé Shining version comédie, l'histoire d'un petit garçon a la recherche d'un père, ça a l'air très joli comme film, un peu niais peut-être, ça a un côté Walt Disney, mais joli…
Puis Nuits blanches à Seattle version film d'horreur (ça a l'air super flippant, on comprend qu'il y ait des nuits blanches dans l'histoire… brrrr…). Ca commence dans un cimetière, la musique est bien angoissante, puis ça zappe sur le petit garçon qui téléphone à une station de radio et qui se fait choper par son père qui lui dit, avec un air qui parait tout de suite suspect "dis leur que j'ai besoin d'une nouvelle femme", on comprend donc que c'est ce que fait le petit garçon, et tout de suite après ça enchaîne : il ouvre les lettres reçues à la suite de cet appel, on sent bien qu'il va se passer quelque chose d'affreux, la musique est toujours angoissante et ça ne va pas aller en s'arrangeant, c'est couru d'avance, on voit le papa faire un bisou au fiston pour lui dire bonne nuit, en off on entend "il y a beaucoup de femmes désespérées qui recherchent l'amour", ça a un petit côté stressant cette idée de femmes désespérées, désespérées jusqu'où désespérées au point de devenir dingue, c'est ça hein, c'est ça ? A ce moment là on voit le visage de Meg Ryan et elle a en effet l'air désespérée, et soudain tout s'accélère. Elle est folle c'est sûr, elle va venir le harceler d'ailleurs, ça y est, elle est cachée derrière un poteau, elle l'espionne, et le petit garçon hurle, ah, le père hurle aussi, il hurle le nom du petit garçon, elle l'a enlevé cette malade, quelle horreur, et Meg reste imperturbable… Terrible.
Pour finir, je me suis regardé Brokeback to the Future, et c'est très beau. Je vous la fais brève : en gros, c'est l'histoire d'un petit jeunot qui tombe amoureux d'un vieux "doc", on se doute bien que ça ne va pas être facile pour eux, dès le départ, ils ne s'avouent pas tout de suite leur amour, les conventions, la vie, la norme tout ça, mais il y a des regards qui ne trompent pas et petit à petit ils vont triompher des obstacles, leur amour va grandir, ils vont certainement pouvoir s'aimer en paix ces deux là. Ca a l'air magnifique…
Les petits bijoux du Web sont inombrables… Et là où c'est vraiment fascinant, c'est de voir qu'en détournant la musique, en choisissant les bons bouts de films, on peut faire dire n'importe quoi à une bande annonce. Un film romantique peut se transformer en thriller, un film d'horreur peut devenir une comédie, et un film d'aventure se transformer en mélo. Alors je ne vais pas faire une dissertation sur la manipulation des images, le pouvoir d'un bon montage tout ça, mais non seulement ces petits "trailers" sont drôles, inventifs et n'ont rien à envier aux véritables bande annonces, mais en plus ils ont le mérite d'en rajouter une louche sur le thème du traitement de l'image et, comme le dit l'un des monteurs interviewé par la journaliste d'Ecrans de "mettre en évidence les ficelles des gros studios". Et c'est le genre de rappel à l'ordre qui fait du bien, moi je trouve…
Je viens de découvrir un blog génial : Alerte People. Vous allez me dire que je suis à la ramasse, que ce blog là tout le monde connaît que vraiment pour une journaliste je suis pas très au courant de ce qui se passe (en même temps il me semble bien en avoir entendu parler quelque part de ce truc), mais bon, je viens de le découvrir, je suis toute contente de ma trouvaille je le dis sans fard, sans chi-chi : ce blog me plait beaucoup. Vous connaissez mon amour pour les news people, mes heures passées à les lire attentivement dans mes états de désoeuvrement liés à la pige et à ma haine du téléphone, ce blog là, c'est le blog rêvé pour les amoureux des news people. Que tous les paparazzi du monde doivent envier (mais quand c'est mis en ligne c'est déjà trop tard pour eux… dommage ça nous ferait des supers photos dans Voici)
Accrochez vous, ça balance sec. J'ai appris plein de trucs. :
Patrick Bouchitey a acheté une corbeille chez Ikea
Didier Bourdon promenait un chien le 1er mai
Ou encore : Elise Lucet a jeté un papier à la poubelle le 13 mars
Ca, c'est de l'info inédite, non ? Ca nous change des magazines people qui nous ressassent tous les même news avec les mêmes photos ! Et puis, ça m'a permis d'apprendre l'existence du même genre de site, mais américain. Dans celui là on apprend qu'Harrison Ford a acheté du papier photo aujourd'hui même à 10h du matin, par exemple. On peut même s'abonner aux news sur téléphones portables, ce qui permet, si on est dans le coin, d'aller vite vérifier la marque du papier photo qu'a acheté Harrison Ford (parce que ça, c'est pas précisé dans l'article).
En parlant de people, j'ai aussi enfin appris aujourd'hui pourquoi Paris Hilton et Nicole Richie ne se parlent plus. Enfin ! Ca me taraudait, j'avoue. Après avoir vu les deux premières saisons de The Simple Life, les avoir vu faire les quatre cents coups toutes les deux, main dans la main pour le meilleur et pour le pire (surtout), je me demandais vraiment pourquoi ces deux là ne se parlaient plus. Qu'est ce qui avait bien pu se passer pour qu'elles se brouillent à ce point ? Ce n'est quand même pas la notoriété de Paris Hilton qui aurait fait trop d'ombre à Nicole, on se disait. Non. Les vraies amies se fichent bien de ce genre de choses. Alors quoi ? Maintenant on sait.
C'est Nicole qui vient de dévoiler le pot aux roses dans une interview donnée à Vanity Fair. Elle explique que quand elle a fait sa cure de désintoxication (ah ?) elle a fait le point sur les gens qui lui faisaient du bien et les autres. Et Paris, pas de bol, s'est retrouvée dans les autres. Ceux qui faisaient du mal à Nicole. Ceux qui l'ont fait sombrer dans la drogue. Parfaitement. En fait de meilleure amie, c'est pas une sinécure Paris. Alors voilà. Ca explique tout. Et, il faut l'avouer, ça a un petit côté rassurant d'avoir une explication à ce genre de chose. Moi, ça me minait de les savoir brouillées. J'étais embêtée. Et puis je ne savais pas pour laquelle des deux prendre partie puisque je ne connaissais pas la raison de la discorde. Maintenant je sais. Les choses sont claires. Je peux détester Paris en toute impunité. Elle l'a bien mérité, tiens. Si jamais je la croise dans la rue celle là, en train d'acheter un rôti ou de manger une fondue sur le pouce, je donne immédiatement ses coordonnées à Gawker.com et à AlertePeople.
Dimanche soir, deuxième partie de soirée, après avoir regardé bien sagement le film de Vincente Minelli sur Arte, je me dis, tiens, si je me faisais un truc un peu moins classe et que je me regardais un film sur TF1 ? (je me dis des trucs comme ça des fois). Et c’est ce que j’ai fait. J’ai zappé et je suis tombée sur la fin des Ailes de l’Enfer. Bon ce n’était que la fin, presque le dernier plan même. On y voyait Nicolas Cage en héros, bad guy mais bon gars quand même, qui vient de sauver le monde, et plus particulièrement sa fille et sa femme (du moins j’ai supposé que c’était sa fille qu’il serrait dans les bras après lui avoir rendu son lapin en peluche, sauvé d’une bagarre sanglante avec un psychopathe). Bref. Ce film là avait l’air pas mal dans le genre pas terrible mais c’est le suivant qui m’intéresse : Hollow Man.
C’est l’histoire d’un petit génie de la génétique qui découvre un jour un sérum pour rendre les gens invisibles, et qui découvre surtout le moyen de l’inverser. Un coup de sérum bleu, hop, invisible. Un coup de sérum rouge, hop, visible. Ils l’essayent sur un gorille, ça marche super bien. Alors, plutôt que de faire part de sa découverte au Pentagone qui finance ses recherches, il préfère ne rien dire et l’essayer direct sur lui. Coté invisibilité pas de soucis, ça marche. Par contre, quand il s’agit de le rendre à nouveau visible, là, ça coince. Le truc est instable. Le petit génie est condamné à l’invisibilité jusqu’à ce que ses collègues trouvent le moyen d’inverser le processus.
Là déjà ça devient un peu énervant parce que le génie, une fois invisible, il attend que ça se passe. Il reproche aux autres chercheurs de ne pas trouver de solutions, mais lui il ne cherche plus du tout. Il reste enfermé dans une pièce du labo et il ne participe pas aux recherches. Alors qu’on se dit que comme c’est lui qui a fait la première découverte, c’est sûrement lui qui pourrait faire la deuxième. Mais non. Peut être que son cerveau aussi il est devenu invisible pendant l’expérience. Peut être qu’il n’a plus de neurones. D’ailleurs ça se confirme parce que le mec devient dingue. Là aussi, y a bien eu des prémices, hein, on ne peut pas lui retirer ça à Verhoeven, il ne nous le fait pas devenir dingue du jour au lendemain, il avait des prédispositions. On voyait bien dès le départ qu’il était complètement mégalo, mais là il vire totalement psychopathe. D’abord il commence par aller violer sa voisine, sur laquelle il fantasmait dès le début… Ensuite, il a trouvé ça tellement bien de violer sa voisine qu’il se dit que rester invisible c’est décidément ce qui pourrait lui arriver de mieux dans la vie.
Jusque là c’est quand même pas mal, parce qu’effectivement ça ouvre tout un panel de réflexion. "Tu n'imagines pas ce qu'on est capable de faire quand on n'a plus besoin de se regarder dans la classe" dira à un moment donné le petit génie psycho, et c'est vrai qu'on imagine que c'est plus facile de faire des trucs pas bien quand on n'est pas confronté à son image, et surtout quand on est sûr que personne ne pourra jamais nous retrouver. D'ailleurs, l'histoire ne dit pas si la voisine a porté plainte, mais rien n'est moins sûr vu qu'elle a quand même été violée par l'homme invisible. Et qu'elle a bien vu qu'elle ne voyait pas son agresseur. Hé !
Là où ça coince c'est vers la fin. Les autres chercheurs décident de tout raconter au Pentagone, quitte à briser leurs carrières. Ils se sont bien rendu compte que le génie avait disjoncté et qu'il fallait faire quelque chose. Mais l'homme invisible ne le voit pas de cet œil (ah ah). Du coup, il se dit qu'il va tous les tuer, jusqu'au dernier pour continuer à vivre, violer et assassiner plein de gens tranquille.
Et là le film vire série B. Il coupe toutes les communications du labo, il change les codes d'accès, et la lutte s'engage, en huis clos, avec ses collègues. C'est là que ça devient vraiment énervant. Parce que ceux là, ils font tout ce qu'il ne faut pas faire. Ils auraient bien besoin de Nicolas Cage pour les aider à se débarrasser du psychopathe. Ils se séparent en petits groupes, du coup l'autre peut les tuer plus facilement. Ils ne portent pas leurs lunettes thermiques, alors que franchement c'est le seul moyen pour voir un homme invisible, tout le monde le sait. Quand ils se décident à les porter, l'autre a monté le chauffage et c'est cuit, ils ne distinguent plus rien.
Finalement, quand la plupart des scientifiques sont décimés, il en reste deux (son ex petite amie et son nouveau petit copain) qu'il enferme dans la chambre froide en réglant la température sur -40°. Attention, ça devient haletant : la fille, en petit tee-shirt, réussit à bricoler un aimant et à ouvrir la porte. Scientifique ET résistante au froid. Elle réussit aussi à faire cramer le psychopathe avec un chalumeau (si, si), et ensuite à monter dans la cage d'ascenseur assez haut pour que l'explosion du labo ne vienne que lui lécher les fesses. Le bol qu'elle a c'est impressionnant. Et le petit génie psychopathe, à moitié brûlé, renaîtra de ses cendres, forcément, pour essayer de les tuer une bonne fois pour toute, avant de mourir vraiment dans la destruction du labo. La fille s'en sort. Son petit ami, blessé, aussi. On a eu peur…
Ce qui est dommage, c'est qu'il y avait plein de trucs bien dans ce film, plein de bonnes idées pour faire un vrai bon film. Mais non. C'est comme Volte Face, de John Woo, ça pourrait faire un film super intelligent mais ça fait juste un bon film d'action (les colombes en plus). C'est pas mal les films d'action aussi, mais faut pas faire semblant de nous promettre autre chose au début. Sinon, ça ne va pas. Et puis tant qu'à faire, que les victimes du psychopathe ne se laissent pas décimer bêtement c'est mieux. Parce que tout le monde en a vu, des films d'horreur, on ne peut pas faire semblant de ne pas en avoir vu. Alors, tout le monde sait qu'il ne faut pas se séparer quand on est poursuivi par un cinglé, et qu'il ne faut pas se retourner pour voir s'il est toujours derrière quand on court, sinon on trébuche. Y a des règles de base, mince ! Allez, hop, que tous les réalisateurs reregardent Scream pour les assimiler une bonne fois pour toute et qu'on n'en parle plus !
Oui, je sais. Ca peut paraître étrange de vouloir être deux personnes. Mais ces deux là, sont deux, et ils ne font qu'un. J'y peux rien, c'est comme ça, c'est écrit dans Libé. Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts sont les chroniqueurs télé de Libé. Et on ne sait pas qui fait quoi. Qui est le cerveau, qui est la plume. Qui écrit quoi. Qui décide de quoi mettre dans l'article. Qui fait les bons mots, qui a le style, qui a l'idée. Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts, ce sont deux personnes qui écrivent toujours à deux, qui signent tous leurs papiers de leurs deux noms, donc, moi, je veux être les deux en même temps. C'est comme ça. Ils avaient qu'à préciser qui fait quoi comme ça j'aurais pu choisir.
J'avais déjà dit que j'aimais bien David Dufresne, l'ancien chroniqueur télé de Libé. J'aime encore mieux les deux autres. Ils sont encore plus drôles. Ils sont pertinents. Et puis surtout, ils écrivent dans Libé. Et puis encore surtout ils écrivent maintenant dans le supplément Ecrans de Libé. Et le supplément Ecrans, c'est vraiment, mais vraiment un hebdo qui me plait. Non seulement parce qu'il parle beaucoup de télé, forcément c'est quand même encore l'écran le plus regardé, la télé. Mais aussi parce que ces deux là écrivent dedans, et, sans faire de la lèche (Isabelle, Raphaël, si vous me lisez…), ça donne quand même une bonne partie de la saveur du truc. Cette semaine, ils ont filé la métaphore sur les chevaux de course et les animateurs télé. C'était assez sympa. Et puis quel journaliste peut se vanter de pouvoir être critique et drôle en même temps, tout en ayant du style, sur des articles concernant la télé franchement ? Y avait bien Alain Rémond à une époque, mais Alain Rémond n'est plus chroniqueur télé, il est chroniqueur tout court. Et il est quand même moins drôle qu'avant (moi qui ait gardé tous ses "Mon Œil" dans un classeur je sais de quoi je parle. Alain, si vous me lisez…).
Bref. Au risque de me répéter, je veux être Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts. Je veux même bien écrire dans le supplément Ecrans de Libé sans devenir eux, tiens. En fait, je crois que je veux être chroniqueuse télé. Pour faire simple. Tiens.
A la demande de mes nombreux lecteurs, les suites de la vie palpitante d'une pigiste chercheuse d'emploi (et bloggeuse de surcroît... mais le blog en pâtit, on est d'accord). Bref. Que s'est-il donc passé depuis mon dernier post ? Croyez le ou pas : rien ! Enfin, rien, c'est un bien grand mot. Je bosse toujours (ce qui explique aussi mon absence de ce blog. Je n'arrive plus du tout à trouver le temps, la motivation et l'inspiration pour écrire mes sublimes chroniques, si , si, sublimes, vous avez bien lu, j'assume). Je pige, je pige, je pige. Je bosse à temps plein sur mes piges qui (je croise les doigts) ne semblent plus vouloir s'arrêter de tomber toutes seules. Bon. J'ai bien envoyé quelques propositions par ci par là, mais dans l'ensemble je n'ai pas eu besoin de faire grand-chose. Du coup, la vie de pigiste devient plutôt agréable. Parce que ce qui ne me plait pas, moi, c'est de me vendre. C'est de chercher de nouveaux "clients", de devoir les appeler, et les convaincre. Mais s'il n'y a plus besoin de faire ça, je signe pour continuer. Finalement !
Ceci dit, si je trouvais un job salarié qui me plaise je signerais aussi… D'ailleurs, j'en ai trouvé un qui me plait vachement. Un truc terrible. Super intéressant. A cinq minutes à pied de chez moi en plus. Et à 4/5ème de temps, ce qui fait qu'il me resterait un jour pour piger. Ce serait pas la belle vie ça ? Bon. Je leur ai envoyé mon CV il y a deux semaines et je n'ai eu aucune réponse. Comme dès fois je peux être tenace, je leur ai renvoyé un autre CV (le même mais pas organisé pareil) aujourd'hui, avec même une autre lettre de motivation (parce que la première, je n'en avais pas gardé de copie). Comme ça, je pourrais pas me dire que je n'aurais pas essayé. Toc !
En parlant de CV, c'est ce qu'il y a de bien avec les entretiens, c'est que j'ai bien vu que le mien, de CV, il n'était pas terrible. Quelque part, ça m'a rassuré. Je me suis dit que c'était pour ça que je n'avais pas plus de réponses à mes envois de candidature. Lors de mon premier entretien, j'ai bien remarqué que la recruteuse était complètement perdue. Son regard passait d'une ligne à l'autre. Qu'est ce qui se passe ? Qu'est ce qu'elle a fait dans la vie ? Comment ça se lit ce truc ? Faut dire que j'avais rangé mon CV par thèmes, au lieu de le faire par ordre chronologique. C'était peut être original, mais c'était pas malin. Lors de mon deuxième entretien, la DRH m'a même dit qu'elle se demandait comment ils avaient réussi à me sélectionner, tellement mon CV était illisible. Hum… Y en a quand même une sur les deux qui m'a proposé un emploi, je précise.
Du coup maintenant, j'ai un tout nouveau tout beau CV. J'ai pas de nouveau job, mais je peux sûrement en avoir un quand je veux avec un CV pareil. J'essaye ? J'essaye pas ? Je vais peut être me le garder un peu pour moi, l'admirer un bon coup, avant de l'envoyer, celui là. Je vais peut être pas le soumettre tout de suite au jugement des recruteurs. Je vais peut être faire une pause au niveau du CV, du job, tout ça...
Je me tâte...
La vie de chercheuse d'emploi couplée à la vie de pigiste qui travaille est très compliquée. Deux vies passionnantes en même temps ça fait beaucoup pour une seule femme. Car depuis que j'ai dit que je bossais, je bossais, je bossais, et bien je bosse, je bosse, je bosse…. Et en plus j'ai des entretiens d'embauche ! Et ça, c'est un vrai parcours du combattant.
D'abord, un premier entretien pour un premier job. J'y vais. Ca se passe pas mal. L'après midi même, coup de fil (mon téléphone n'est plus mon ennemi… forcément il sonne tout seul), rendez vous pour un autre entretien pour un autre job. Et parallèlement, des piges qui tombent toutes seules, sans que j'ai besoin de les chercher. Une enquête de huit pages. Un papier de deux feuillets. Un autre de trois pages. Deux tournages. Je dis oui à tout.
Et je me rends au premier entretien du second job. Là, pas convaincue, je sors persuadée de ne pas avoir brillé. Une heure après, coup de fil, rendez vous est pris pour un deuxième entretien. Bon. Ca devait être mieux que ce que je croyais. Je rentre. Et j'écris mes articles. Je fais mes interviews. Je rédige. Et la semaine d'après, je vais au deuxième entretien du deuxième job. Qui se passe pas mal mais sans plus encore une fois. Je récapitule mon parcours. Pourquoi j'ai choisi la pige (parce que c'est un choix, à la base, oui, oui). Pourquoi je cherche un boulot salarié. Ce qui me plait dans le job proposé. Mes qualités. Mes défauts. Est-ce que j'ai trouvé les gens sympa à mon premier entretien ("heu… vous savez lors d'un entretien c'est difficile de savoir en même temps. On est là pour se faire juger, jauger, voyez vous, alors la sympathie… c'est dur à dire. Ils m'ont pas eu l'air méchant ça c'est sûr"). Et comment je suis avec mes amis, ce qu'ils pensent de moi ("sympa ! Enfin, j'espère"). Bref. Ils me rappellent en fin de semaine pour me dire si je suis embauchée. OK.
Je rentre chez moi. J'écris mes articles. Je fais mes interviews. Je rédige. Je reçois un coup de fil pour me fixer un deuxième entretien pour le premier job. OK. Et la fin de semaine approche. Alors, comme prévu, je reçois un coup de fil à propos du deuxième job. Positif ? Négatif ? "On aimerait vous revoir pour un troisième entretien". "Ah ? D'accord". La semaine suivante, je me rends donc au troisième entretien du deuxième job. Je récapitule mon parcours. Mes qualités. Mes défauts. Et comment je suis en entreprise. Est-ce que j'ai déjà fait tel truc, tel autre. Est-ce que j'ai des contraintes horaires ("parce qu'ici des fois on a des coups de bourre, hein. Des fois par contre c'est vachement calme" "Oui c'est un peu comme la pige, quoi"). Ils me rappellent bientôt pour me dire. Je rentre. Et je continue mes piges. Je suis un peu en retard avec tout ça. Et puis, j'ai un peu la tête ailleurs aussi.
Le lendemain ils me rappellent : c'est positif. Ah, oui mais j'ai toujours pas eu mon deuxième entretien pour le premier job moi. Je veux en savoir plus. Vous pourriez attendre un peu ? Oui mais pas trop. Bon. Le lendemain je vais au deuxième entretien du premier job. Dès le premier coup d'œil, la femme qui me reçoit me plait beaucoup. Alors je suis très à l'aise. Je récapitule mon parcours. Pourquoi la pige ? Pourquoi ce job ? Et au bout d'une demi heure elle me dit : "On a un autre poste qui se libère et moi, je vous verrais encore mieux dans l'autre poste". Ah ? Ca me va aussi. Limite, ça me va même mieux. "On vous rappelle en fin de semaine pour vous dire dans quelle case on vous met". Bon. OK. Je dis non au deuxième job alors. Pas de panique, ma vieille, tout baigne. Je rentre. Je rédige. Je bosse…