Hier, après avoir regardé d'un œil "Meurs un autre jour" sur TF1 (pas terrible d'ailleurs mais là n'est pas le sujet), j'ai zappé sur On ne Peut pas Plaire à Tout le Monde. C'était beau comme du Marco. Ca faisait longtemps que je n'avais pas regardé cette émission et je n'en attendais pas moins d'elle… Je tombe d'abord sur une fin d'intervention de Christophe, toujours assez allumé dans son genre, et Marco annonce la suite : "Et tout de suite mesdames et messieurs, vous vous souvenez de La Petite Maison Dans la Prairie, n'est ce pas ? Vous vous souvenez de la méchante dans La Petite Maison Dans la Praire ? Et bien elle est avec nous ce soir ! J'accueille tout de suite Allison Arngrim qui jouait Nelly Oleson". Sous vos applaudissements. Allison est là parce qu'elle a tiré un one woman show de son expérience de méchante dans la petite maison dans la prairie. Et elle va le jouer en France, mesdames et messieurs ! Ca s'appelle "Confession of a Prairie bitch", "Confession d'une garce de la prairie" traduit Marco. Allison arrive sur le plateau, tailleur pantalon rayé, la grande classe, belle femme. "Bonsoir" lui dit l'animateur. Elle le regarde, étonnée. "Si elle ne sait même pas dire bonsoir comment va-t-elle faire pour jouer son spectacle en français ?" s'interroge Guy Carlier. Car, ses confessions vont être jouées en exclusivité à La Grande Motte mesdames et messieurs. Alison a donc jusqu'au mois de juin pour apprendre à parler français. Pour le moment elle sait dire "la petite maison dans la prairie" et c'est déjà ça, et en anglais elle a un débit assez proche d'une mitraillette, tant et si bien que la traductrice a beaucoup de mal à la suivre. Mais à part ça, elle a l'air plutôt sympa, Nelly Oleson, et elle est vachement plus jolie maintenant que quand elle avait 11 ans et une collerette sur la tête.
La fin de l'émission approche. Et Alison, exploit suprême, à réussir à dire dans le minimum de temps le plus de choses possibles. "Et maintenant mesdames et messieurs Christophe va nous chanter une chanson". "1 minute 15 Christophe !" crie Marco. Christophe prend son temps, attrape son micro, attend d'avoir des retours. Il va chanter a cappella. Moment de flottement. Très court le moment de flottement, mais quand on sait qu'il ne lui reste qu'une minute quinze, on a peur, on stresse. C'est long un court moment de flottement. Vas-y Christophe. Speede un peu. Chante un truc allez. Vite, vite. Faut pas traîner là… "1 minute, Christophe" éructe Marco. Christophe chante, face au public. Un premier titre. Quelques secondes. Puis change de morceau. Entonne "Les mots bleus". Les invités applaudissent en rythme. Le public applaudit en rythme. Chante avec lui. Et Christophe s'arrête. Dis qu'il va chanter un autre morceau. Histoire de faire un medley. Il est là pour faire la promo de son best of. Il hésite. Le public réclame Aline. Marco crie "Allez, Aline ! Plus que 5 secondes Christophe". Christophe chante Aline. 5. 4. Le générique défile. 3. 2. "Plus qu'une seconde !!!!" s'égosille Marco. Silence. C'est la fin. Pub. Pffou ! Je respire… C'est beaucoup plus stressant que James Bond, ONPP.
Je sais. C'est pas bien. Une semaine sans poster d'articles sur mon blog. J'ai vraiment pas la conscience tranquille quand je le laisse sans nouveautés aussi longtemps. Ca peut paraître bizarre mais c'est vrai. Ca me mine. J'y pense. Régulièrement. C'est un petit truc qui me trotte dans la tête. J'ai même parfois l'impression que plus j'y pense, et moins j'ai d'inspiration pour écrire de nouveaux posts. Alors je culpabilise encore plus. Et en plus je me sens pitoyable de ne pas avoir d'inspiration. C'est un cercle vicieux.
Faut dire que j'ai quand même des excuses. Car cette semaine a été plutôt riche en rebondissements dans ma vie de pigeonne. D'abord on m'a commandé une autre grande enquête de huit pages pour dans deux semaines. Ensuite j'ai eu deux entretiens d'embauche coup sur coup, qui me feraient abandonner ma vie de pigiste pour le fameux test de l'emploi salarié, vous savez celui que j'avais envie d'expérimenter, avec cette fameuse monotonie de la même fiche de paie à la fin du mois, ces collègues qu'on voit régulièrement au lieu de rester enfermé chez soi, tout ça. Je suis forte. Je suis prête à tenter le coup ! Je suis une aventurière, rappelez vous, une aventurière timide, mais quand même !
Je vous entends d'ici vous demander comment je vais faire, d'ailleurs, pour continuer ce blog si j'arrête d'être pigiste ? Hé, ho, doucement… Je me poserais vraiment cette question quand on me présentera des contrats à signer. Aventurière, mais prudente, la fille. La charrue avant les bœufs, la peau de l'ours avant de l'avoir tué, tout ça, c'est pas mon truc. Patience est mère de sûreté, si on doit rester dans les expressions (mais c'est vraiment pour vous faire plaisir)…
Il y a un petit moment de ça, quand je n'étais pas encore fluent in english mais que je m'entraînais à le devenir, j'avais commencé à lire Dreamcatcher, de Stephen King, en version originale, of course. J'avais acheté le livre par hasard, en me disant que Stephen King, ça ne devait pas être trop compliqué (avant j'avais essayé In Cold Blood de Truman Capote et je n'avais pas compris grand-chose), j'avais donc acheté le livre par hasard parce que le titre était sympa, l'attrape rêve, en français dans le texte, c'était poétique et tout. En fait de poésie, j'ai été servie.
Au départ, ça commence doucement, des amis qui partent en week-end dans un pavillon de chasse au fin fond de la forêt quelque part dans le nord des Etats-Unis, quelque part où il neige vachement. Je passe sur les détails mais au bout d'un moment, assez rapidement dans le bouquin, ils sont bloqués par la neige et ils recueillent un type qui erre dans les bois. Il a pas l'air bien, le type, plutôt mal en point même, il est perdu, et il a l'air de fuir quelque chose ou quelqu'un. Ils le recueillent donc et le type se met à avoir des gaz. Hum… A ce niveau là de ma lecture, je me dis que je ne comprends pas bien. Je regarde dans le dictionnaire mais je ne trouve pas des tonnes de significations, le type "pète". Et ça sent très très mauvais dans le chalet. Bon, je me suis dit que je ne devais vraiment pas être très bonne en anglais et j'ai arrêté de lire. Je me suis dit aussi que si c'était la bonne traduction, très peu pour moi.
Et bien l'autre soir, vous l'avez peut être regardé il parait que ça a battu tous les records d'audimat, sur France 2 ils passaient le film Dreamcatcher, tiré du livre de Stephen King. J'ai regardé. Pour voir si j'avais bien lu. Verdict, oui j'avais bien lu, dans le film aussi le type pète et ça sent très mauvais dans le chalet. Après, il y a même une bestiole immonde qui lui sort des fesses quand il va aux toilettes… Pour tout dire, j'ai fait comme j'avais fait pour le bouquin : j'ai arrêté de regarder. Ca m'a fait le même effet. Et ça ne m'a même pas fait plaisir de savoir que finalement j'étais déjà fluent à l'époque. J'ai peut être eu tort, peut être que le film devient génial après le passage des toilettes, peut être qu'il faut aller plus loin dans l'histoire pour apprécier. Tant pis.
Depuis, pour me prouver que je comprends super bien la langue de Shakespeare, j'ai lu tous les Harry Potter en anglais. Pas le même genre, mais je suis devenue accro par contre. La PotterMania m'a frappé. Du coup je connais plein de vocabulaire lié à la sorcellerie qui ne me servira jamais à rien pour dialoguer avec un anglophone. Mais au moins, je lis les livres en entier, sans me demander si j'ai bien compris, et puis en plus je peux frimer devant les enfants dans le métro parce que j'ai le tome qu'ils ne pourront lire que 4 ou 5 mois plus tard, quand la traduction française sortira. On a les petits plaisirs qu'on peut...
Mercredi soir, "On a tout essayé" sur France 2 s'essayait à l'autopromotion. Peut-être que ça arrive souvent, remarquez, j'ai un peu du mal à me rendre compte vu que je ne regarde jamais cette émission, mais en tout cas ce soir là ils ont bien essayé et moi, j'ai été choquée. Peut-être que je suis une oie blanche, notez, mais c'est le genre de truc qui m'énerve un petit peu. Comme quand j'avais remarqué que Yves Bigot, à l'époque directeur des divertissements sur France 2, venait faire la promo de son livre sur les émissions culturelles de la chaîne. Ca me hérisse un peu le poil.Bref. "On a tout essayé" donc, avait pour invité Pascal Légitimus. Très sérieux Légitimus, l'air concentré et pas spécialement heureux d'être là. Genre je fais le minimum syndical. Une vanne par ci par là histoire qu'on n'oublie pas que je suis un comique, mais point trop n'en faut, et vivement que ce soit fini. Légitumus était là pour parler, non pas de son dernier film, mais de son dernier téléfilm. Ce soir sur France 2 mesdames et messieurs. Un téléfilm formidable, qui évoque le problème du racisme dans la province (parce qu'en province, les gens ils n'ont jamais vu de Noirs, à part dans les films, alors quand ils en voient, forcément ils sont racistes, alors qu'à Paris, les gens ils sont ouverts… mais là n'est pas le sujet, je m'égare). Le racisme en Bourgogne, donc, mais avec humour tout de même. Parce que "derrière chaque bonne comédie il y a toujours une tragédie" comme le souligne très justement l'invité du jour.
Comme le principe de "On a tout essayé" est d'essayer les produits proposés par les invités, Laurent Ruquier demande bientôt à ses chroniqueurs qui ont déjà vu le téléfilm de dire ce qu'ils en ont pensé. Les critiques ne vont pas tarder à affluer, se dit-on pleine d'espoir. C'est une chose de rire avec les invités, de faire un concours de vannes et de cirer un peu les pompes, mais quand vient la critique de l'objet de promo, là, on arrête de rigoler, on est sérieux, on dit vraiment ce qu'on en pense. On met des bémols en tout cas. Un petit peu au moins. Surtout que c'est un téléfilm familial. Sur France 2. Donc forcément un truc un peu consensuel, conçu pour plaire à toute la famille, les enfants comme les grands parents.
Verdict : la consensualité paye. La presse est unanime, mesdames et messieurs, c'est très bien. Oui, c'est drôle, c'est frais, c'est sympathique indique un chroniqueur. L'actrice qui joue au côté de Légitimus est blonde mais elle est formidable, merveilleuse, exceptionnelle ajoute un autre. En un mot c'est une très bonne comédie, à ne rater sous aucun prétexte, ce soir, 20h50 sur France 2.
Surtout, ne zappez pas.
C'est terrible, Lost. C'est hyper stressant. C'est tellement bien que pendant les vacances avec des copains on s'est regardé l'intégralité de la saison 1. A savoir quand même 25 épisodes d'à peu près une heure chacun. Autant dire qu'on y a passé des nuits entières. Surtout qu'on n'était en vacances que cinq jours tous ensemble…
Mais là où ils sont super forts Lost, là où ils excellent vraiment, c'est dans le marketing. Parce que oui les scénarios sont bons, les plans sont supers, les personnages attachants ou surprenants, et toute l'action est très bien menée, mais le plus puissant de tout c'est ce qu'il y a autour. Notamment pour la saison 2.
Accrochez-vous c'est tordu. Dans la saison 2 de Lost, on découvre que les réfugiés de l'île lisent un livre qu'ils ont trouvé dans l'avion. Le livre, baptisé "Bad Twin" sera en vente dans le monde réel. Son auteur, Gary Troup, aurait remis son manuscrit à la maison d'édition Hypérion Book avant de disparaître dans un accident d'avion… Sur le site de la maison d'édition, on peut lire "Gary Troup a embarqué à bord du vol Oceanic 815 qui a disparu entre Sydney et Los Angeles en septembre 2004. Il est toujours disparu et présumé mort".
En plus, le livre pourrait donner des indices sur l'île et sur la suite des événements de la série.
Et ce n'est pas tout, le site de la compagnie aérienne, Océanic Airlines, est accessible sur le web. "Tous les vols sont suspendu" déclare le site en page d'accueil."Après 25 ans de service, nous sommes obligés d'arrêter nos activités vu la situation financière après la tragédie du vol 815. Nous sommes profondément désolés de ne plus pouvoir satisfaire nos nombreux clients et nous excusons pour les désagréments que cette décision pourrait engendrer." Et si l'on essaye de cliquer sur "réserver un vol", l'écran clignote et les chiffres maudits s'affichent…
Après, je suis allée faire un tour sur les sites de fans, histoire de glaner des infos sur la série. Bon évidemment, j'ai l'air de tomber de la lune quand je parle du site d'Oceanic Airline parce que les fans, eux, ils ont tout décodé. Ils ont découvert que quand on surligne la page d'accueil du site, des messages bizarres apparaissent, du genre "J'ai survécu à un horrible crash d'avion. Je me trouve quelque part sur une île entre le Nord Est de l'Australie et le Sud Ouest d'Hawaï. Si quelqu'un trouve ce message, s'il vous plait faites part de mon sort à mes parents"… Ils ont aussi trouvé plein de bandes-annonces cachées, plein d'indices, plein d'images. Bref. Mon talent d'enquêtrice est mis à rude épreuve. Ils en savent dix fois plus que moi. Mais, ce qu'ils ne mentionnent jamais, les fans de séries, c'est à quel point les producteurs ont tout compris en leur donnant ce qu'ils veulent. Du mystère, des phrases cachées, des codes à trouver, des indices à glaner sur Internet. Et des bouquins à vendre, des t-shirts avec les chiffres maudits imprimés dessus, du commerce, quoi ! Le mélange de fiction et de réalité, les deux mondes (le nôtre et celui de la série) qui se confondent et qui finalement ne font qu'un, tout ça participe à la promotion de Lost… et fait d'autant plus écho à la série que personne, à l'heure d'aujourd'hui, ne sait non plus si les personnages de Lost vivent un fantasme ou s'ils sont réellement sur l'île.
Si je résume, ça donne : une fiction basée sur le fait que tout ce que le spectateur voit n'est peut être pas réel. Mais une fiction qui trouve des déclinaisons dans le réel du téléspectateur. C'est pas beau, ça, comme plan marketing ?
Ca y est. Les rudes semaines de boulot sont finies. Ca se calme. Enfin, presque. J'étais à peine en train de me dire qu'il allait falloir à nouveau prospecter et me battre avec mon téléphone qu'il a sonné, le téléphone. Et je savais que ce n'était pas ma mère parce que j'étais chez elle. J'ai pris mon air le plus soupçonneux parce que décidément, je n'aime pas ce truc, mais j'ai décroché quand même. J'ai bien fait. C'était un rédacteur en chef, avec qui je n'ai jamais travaillé, qui m'appelait pour me donner des piges. Comme ça. Hop. Il avait eu mes coordonnées par un maquettiste avec lequel il travaille et avec qui j'ai moi-même bossé. Donc voilà. J'ai même plus besoin de me motiver pour décrocher mon téléphone. Il sonne tout seul maintenant !Je vais finir par l'aimer ce machin. Par arrêter de le regarder d'un œil torve dès qu'il se met à sonner. Au contraire. Bientôt ce sera avec un air ravi que je décrocherais le combiné. Ca me plait comme idée en plus. Parce que je ne tire aucun plaisir particulier à haïr mon téléphone, faut pas croire. Je ne l'aime pas parce qu'il ne m'aime pas. C'est tout. Mais s'il commence à m'aimer, ça va tout changer. Je suis comme ça moi. Je m'adapte. Y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis…
D'ailleurs, pour bien faire, il faudrait quand même que je le décroche le téléphone. Histoire de rappeler des rédacteurs en chef à qui j'ai envoyé des mails. Histoire d'être véritablement débordée encore pendant les deux semaines à venir. Parce que j'avoue que j'ai bien aimé être surchargée de boulot, courir partout, passer d'un dossier sur les régimes à une interview de Pascal Obispo, ou à un article sur les piscines écologique. Ca peut paraître étrange mais ça m'a plu. Je remettrai bien ça deux semaines de plus.
Et puis comme ça je pourrais me plaindre que je suis over bookée ! Et ça, j'aime bien aussi.
Entendu au journal de la nuit de France 2 le 4 avril, à propos des manifestations contre le CPE et les arrestations des casseurs : « Quatre policiers habillés en jeunes ont interpellé des casseurs ». Alors là, je m’interroge. C'est quoi, un jeune ? Parce que le jeune de France 2, ce n’est pas l’étudiant, c’est le casseur. Nuance. C’est le jeune, oui, mais pas n’importe lequel, c’est le jeune des banlieues. Il n’est pas habillé pareil que l’étudiant, le jeune des banlieues.
Parallèlement, une campagne de pub passe actuellement sur les mêmes écrans de télé. J’en ai vu une l’autre jour. Sobre. Efficace. On voit, en plan fixe, une jeune fille noire. Une voix off nous dit que tous les soirs, elle met le feu. La voix off précise qu’elle habite la banlieue. Alors, on pense forcément, elle est jeune, elle est noire, elle vient d'Aulnay Sous Bois, elle fait péter des voitures, forcément, hein, on est comme ça. Et puis avec toutes les images affreuses qu’on a vues sur les banlieues… Et bien non, elle met le feu parce qu’elle est DJ dans une boite de nuit. Elle met le feu à la piste de danse, elle assure, en fait ! Surprise !
Bon, en même temps elle est habillée tout pareil que les jeunes du JT de France 2, du moins que les flics habillés en jeunes. Comment on les reconnaît les bons jeunes des méchants s’ils s’habillent tous pareils ?
Si en plus on considère la possibilité que certains étudiants s’habillent aussi comme des casseurs (heu, pardon, comme des jeunes des banlieues… Je ne sais plus… Je m’y perds), avec la panoplie sweat, basket, sac, que les jeunes des banlieues ne sont pas tous des casseurs, et que même certains mettent des costards des fois, on va vraiment être complètement largués.
Peut être qu’il ne reste plus qu’à éviter tous les jeunes pour être sûr de ne pas se tromper. On voit un jeune, hop, on baisse la tête, ou on change de trottoir. Au cas où il soit méchant. Ou que ce soit un policier. Qui nous prendrait pour un jeune casseur à cause de notre sac à dos et de nos baskets. On n’est jamais trop prudent…
Tout a commencé avec Paris Hilton. La jeune héritière milliardaire qui a tout sauf la célébrité, et qui veut donc ce qu’elle n’a pas. Qui l’obtient en faisant 1. Une sex tape diffusée sur Internet 2. Un jeu de télé réalité, The Simple Life. Ca marche. Paris obtient ce qu’elle veut. En plus d’être riche, elle est désormais célèbre, tout le monde parle d’elle, elle ne peut pas faire le moindre pas sans avoir cinquante paparazzi à ses trousses. A un point hallucinant quand même. On a eu droit au kidnapping de son chien (elle l’avait simplement oublié chez une amie), son accident de voiture (rien de grave, un petit accrochage), son téléphone portable piraté…
Bon. Qu’une riche héritière convoite la seule chose qu’elle n’a pas encore. Très bien. Qu’elle l’obtienne au delà de toute espérance, tant mieux pour elle. Mais que les gens déjà célèbres, eux, cherchent à l’imiter, ça me dépasse un peu. Et la meilleure imitatrice de Paris, c’est incontestablement Britney. D’abord, Britney a acheté le même chien que Paris. Un joli chihuahua. Mais ça à la limite, ce serait très léger comme plagiat. Mais Britney, surtout, a réalisé sa propre émission de télé réalité. « Britney & Kevin : Chaotic ». Et là, j’aimerais bien qu’on m’explique. Parce que Britney, elle est déjà célèbre, elle. Célèbre pour ses chansons, ses clips sulfureux, ses tenues vestimentaires, tout ça. Britney, elle vend des millions de disques à travers le monde, et elle remplit des stades entiers. Avant, les émissions de télé réalité c’était pour les gens qui aspirent à la célébrité, ou pour les anciennes gloires qui souhaitent revenir un peu dans la lumière, opérer un retour sur le devant de la scène. Mais les gens déjà célèbres comme Britney ? Quel intérêt ont-ils de dévoiler leur intimité ?
Dans Chaotic, on voit la relation naissante de Britney et Kevin. Leur premier baiser. Leurs hésitations. Leur premier je t’aime. Leur première nuit (enfin, on ne la voit pas vraiment mais Brit la raconte). Leur mariage. On voit aussi Britney sans maquillage. Britney blindée d’acné. Britney saoule. Britney qui fait des grimaces. Britney qui mâche un chewing-gum et qui fait des bulles. Britney qui doute. Elle n’est pas sexy du tout Britney en vrai. Mais elle est marrante par contre. Et elle a l’air très sympa. Elle s’entend bien avec tout son staff, ses body guard la considère comme leur petite sœur*, son assistante peut se permettre de lui dire ses quatre vérités. Dans le monde de Britney on a l’air de s’amuser pas mal et il y a vraiment une bonne ambiance.
Alors, d’accord. On va me dire que ça donne une image positive de la star, que ça la rend accessible. Mais quel est le but finalement ? Pourquoi les stars ont elles soudain envie de devenir accessibles ? Pourquoi Britney qui est déjà populaire ressent-elle soudain le besoin de casser son image ? C’est quoi cette manie ? On vit dans une époque où les gens veulent tous devenir des stars et où les stars veulent être des gens comme tout le monde. Comment voulez vous qu’on s’y retrouve ?
Résultat, elle a l’air maligne maintenant Britney. Après avoir affiché son bonheur avec Kevin dans Chaotic, elle devrait faire une émission de télé réalité sur sa vie conjugale et ses déconvenues. Tant qu’elle y est. Autant faire dans le glauque, dans le trash. Y a pas de raison. On veut savoir la suite, nous. Du réel quoi. De la vraie vie, avec des disputes, des larmes, des cris et des divorces. Chaotic jusqu’au bout !
Bilan : Paris 1, Britney 0.
*Ses body guards l'attaquent aujourd'hui pour non règlement des heures supplémentaires.