Il y a deux semaines, Mathieu Kassovitz était l'invité de Jour de Fête, l’émission de cinéma de France 2. Kasso, il ne fait pas beaucoup d’apparition à la télévision, ça faisait même un petit moment qu’on ne l’avait pas vu. Là il avait choisi, comme le souligne plusieurs fois Isabelle Giordano, cette émission pour donner son point de vue sur le cinéma mais aussi sur plein de truc. Kasso, c’est pas le genre langue de bois. C’est plutôt le genre qui s’engage, qui s’énerve même, qui n’aime pas trop les shows. D’ailleurs, il s’énerve un peu contre la télé. Il dit que les gens quand ils rentrent de leur boulot, qu’ils sont crevés ils allument la télé et ils regardent ce qu’on leur donne : de la merde (bon en même temps, Arte fait des audiences pitoyables par rapport à TF1, pourtant les gens ont le choix.. mais passons). Il dit que quand il regarde les émissions de talk show comme celle de Fogiel, il voit toutes les deux semaines les mêmes invités et il ne sait même plus qui fait quoi, à part passer à la télé. Qu’il ne comprend pas pourquoi on n’invite pas monsieur Trucmuche à parler parce que M. Trucmuche il a aussi des choses à dire. Alors pourquoi on n’écoute pas Trucmuche plutôt qu’une personne célèbre ? Pourquoi quelqu’un qui affiche sa tronche à la télé aurait plus de légitimité que M. Trucmuche ? Et en même temps, il sait bien que Trucmuche, personne ne l’écouterait… Alors, il fait comme tout le monde Kasso, il profite de sa célébrité pour passer à la télé. Pour dire ce qu’il a sur le cœur. Parce que je rappelle que pour dire ça, Mathieu Kassovitz se trouve à la télé. Dans le petit écran qu’il décrie tant. Et qu’on l’a invité là parce qu’il s’appelle Mathieu Kassovitz.
Après, il part sur Sarkozy, sur le fait que pendant l’été, Sarkozy va faire passer une loi qui autorisera les policiers à rentrer dans les écoles, pour chercher les petits noirs, les petits arabes et les renvoyer dans un pays qu’ils n’ont jamais connu. Mathieu Kassovitz dit qu’il ne faut pas se voiler la face, que si on laisse passer ça on est « comme les américains », George Bush- Nicolas Sarkozy, même combat ! On ne parle plus du tout de cinéma là. On n’en a pas beaucoup parlé d’ailleurs, à part l’analyse technique d’un plan de la Guerre des Mondes de Spielberg, et les projets d’adaptation de Babylon Babies…
Quitte à passer à la télé, Mathieu dit tout ce qu’il a sur le cœur. Et, plus fort encore, Isabelle Giordano, conclut, tout sourire, d’un même ton, égal et joyeux de la parfaite maîtresse de cérémonie: "Merci d’être venu vous exprimer, Mathieu Kassovitz, merci d’avoir choisi Jour de Fête pour faire passer vos opinions, et surtout, j’espère vraiment que tout le monde vous aura entendu".
C’est dit d’un air tellement jovial, tellement attendu, comme une transition nulle de sens, comme d’habitude quoi, qu’on met un moment à réaliser qu’elle vient, elle aussi, d’exprimer une opinion. De prendre position. Paf. L’air de rien.
On se demande même si elle s'en est rendu compte, tant son ton n'a pas varié d'un poil. Ca ouvre même un autre débat : peut-on tout exprimer d'un ton égal et avec le sourire ? Est-ce que des opinions extrêmes ou dérangeantes ou engagées auraient le même impact si elles étaient dites avec le sourire d'une Isabelle Giordano ? Parce que Kassovitz, durant l'interview, il s'est animé, il s'est énervé, il a haussé la voix, ses gestes, sa posture, son attitude générale ont véhiculé ses propos. Mais Isabelle, non. Isabelle dit (si je traduis bien) "J'espère que tout le monde aura bien entendu la comparaison que vous venez de faire entre Bush et Sarkozy" de la même manière qu'elle aurait dit "J'espère que tout le monde ira voir votre film". Les téléspectateurs ont-ils entendu la première ou la deuxième version ? Sont-il allé au-delà des apparences ? Ce qui est sûr c'est que Mathieu Kassovitz l'a entendu, lui. Parce qu'il la regarde avec un air à la fois interloqué, et ravi.
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Scoop ! Perdu de Vue revient ! elle nous avait manquée, cette émission, avec Jacques Pradel en maître de cérémonie, yeux de chien battu bien comme il faut pour compatir avec les victimes, pardon, les familles qui cherchent depuis si longtemps un proche disparu. On manquait un peu de larmes, de compassion, de vécu, dans la nouvelle télé d’aujourd’hui. Et bien Jacques Pradel ne revient pas, mais Perdu de vue si. Ca se passe sur M6 et ça s’appelle "Passé retrouvé". Ca se passe aussi sur la Une et ça s’appelle "En quête de vérité". Car "Perdu de Vue" ne revient pas une fois mesdames et messieurs, mais deux fois ! Parfaitement ! Une fois sur M6, et une fois sur TF1. Preuve que ça nous avait vraiment manqué, ça oui.
Dans le magazine Xposé numéro 10, Sarah Michelle Gellar (Buffy à l'écran) déclare : "Quand j'étais petite, les héroïnes des séries télévisées que je regardais -je pense à Facts of Life, Growing Pains ou Family Ties- étaient des cruches, ou, pires encore, des filles intelligentes qui se faisaient passer volontairement pour des cruches pour pouvoir séduire le garçon qu'elles aimaient. (…) Ce que je trouve intéressant avec les nouvelles héroïnes des séries télévisées, avec Buffy, pour ne pas la nommer, c'est qu'elles donnent aux jeunes filles des figures auxquelles elles peuvent s'identifier et qui leur permettent de gagner une véritable indépendance.". L'indépendance des femmes, le "girl power" est en effet l'une des données essentielles de Buffy Contre les Vampires.
1- Une série fantastique ?
Je viens de répondre à une annonce, j'en frétille d'avance tellement ça me plait. En même temps, je sais pas pourquoi mais chaque fois que je réponds à une annonce vraiment intéressante, je ne suis pas prise (par contre, pas plus tard que la semaine dernière j'ai reçu une convocation à un entretien pour un truc affreusement ennuyeux… je me demande encore pourquoi j'ai envoyé mon CV d'ailleurs !).
Ils sont trop forts Bataille et Fontaine, franchement. J'ai regardé "Y a que la vérité qui compte" (ne me demandez pas pourquoi, ne me demandez pas comment, ce sont des choses qui arrivent, ne le niez pas je suis sûre que ça vous est déjà arrivé, un soir de désoeuvrement, on zappe, y a rien, le foot sur M6, un obscur documentaire sur Arte, une obscure série policière sur France 3, et une émission politique sur France 2, désoeuvrée, donc, l'ordi sur les genoux (faudrait quand même pas regarder Y a que la vérité qui compte en ne faisant rien d'autre!) vous vous retrouvez sur TF1 avec le duo sus-nommé). Bref. Je tombe donc sur l'émission au rideau, et il y a quand même quelques moments où je suis restée simplement scotchée.
Je tiens d'abord à éclaircir quelques points concernant ma (trop) longue absence de ce blog.
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