Présentation

  • : La Pigeonne
  • lapigeonne
  • : Blogzine
  • : Une pigeonne, c'est à la fois une bonne poire, et une journaliste qui essaie de placer des "piges", c'est à dire des articles dans plein de journaux différents. Une pigeonne, c'est les deux à la fois. Une pigeonne, c'est moi, donc.
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Vendredi 24 mars 2006

J'ai été confrontée à un véritable cas de conscience hier. Je suis allée sur le blog d'un copain et je me suis rendue compte qu'il avait mis un lien sur La Pigeonne. Chouette ! Jusque là c'est plutôt une bonne nouvelle. Sauf qu'il a aussi rajouté un lien sur le blog d'un autre journaliste (Parlhot, très bien d'ailleurs, il est aussi dans mes liens). C'est là que ça se gâte. Pour Parlhot il écrit : "Sylvain est journaliste et il a du mal à décrocher. Dans son blog il ne mâche pas ses mots". Et pour la Pigeonne : "Vous rêvez de devenir journaliste ? Lisez ce blog et arrêtez de rêver !". Hum… Ca m'a fait un choc. Parce que bon d'accord, je raconte l'envers de la pige, et je me caricature moi-même, mais j'écris aussi des chroniques sur plein d'autres trucs et surtout, je les écris bien ! (non ?).

Le pire c'est que ce copain est chef de rubrique, donc potentiellement quelqu'un qui pourrait me faire bosser. Est-ce à dire que tous les chefs de rubriques vont prendre ce blog pour ce qu'il n'est pas : les chroniques d'une galérienne de la pige ? Et donc ne pas m'employer parce que, c'est bien connu, on ne fait pas travailler les losers ? Parce que c'est pas le but. Moi je me disais, les gens, ils sont intelligents, ils voient comment j'écris trop bien, ils savent lire entre les lignes, ils reconnaissent la caricature, l'humour et l'ironie, ils se rendent compte quej'ai un regard distancé, et que si je peux écrire ça, je peux écrire autre chose… J'ai toujours eu des petits doutes, hein, sur l'image de loseuse que ça pouvait véhiculer, mais je me disais quand même que les journalistes devaient s'attacher au style.

Bref. Ca m'a préoccupé pendant un petit moment, et j'ai trouvé la solution : j'ai créé un deuxième blog, Chropiges, dont je donnerais l'adresse aux professionnels. Je le mettrais même dans mon CV celui-là, tiens ! Dedans, il n'y aura que des chroniques et rien sur la vie de pigiste. Une pure vitrine. Pour être sûre que personne ne se trompe. Pour pas donner une mauvaise image de moi.
Et je continuerais La Pigeonne à côté pour me faire plaisir... Et toc !

Pfff. Trop dur le marketing de soi-même…

Mercredi 22 mars 2006

Je parle du câble, de la télévision tout ça et vous allez finir par croire que je ne fais que ça de mes journées, regarder la télé. Si je veux devenir chroniqueuse télé, c'est le meilleur moyen c'est sûr, d'ailleurs, si jamais un rédacteur en chef passe par là et cherche un chroniqueur je suis prête, hein, mais pour le moment ce n'est pas mon job, ce n'est que mon blog et je n'ai pas que ça à faire.

Bref. Je me rends compte que ça fait un petit moment que je n'ai pas écrit de chronique de la vie de pigiste, et ce n'est pas parce que je ne pige plus, c'est plutôt parce que je pige trop ! Pourtant je n'ai toujours pas réussi à décrocher mon téléphone, cet ennemi juré, mais il a sonné tout seul. Dingue ! Je n'y croyais pas moi-même. Quand il a sonné d'ailleurs, je l'ai regardé d'un air soupçonneux. Ca doit être ma mère, je me suis dit. Perdu. C'était une rédactrice en chef avec laquelle j'avais déjà bossé qui me rappelait pour me proposer une grosse enquête. J'ai dit oui bien sûr. Et j'ai crié "Youpi !" intérieurement.

Et puis la semaine dernière j'ai aussi beaucoup bougé : un jour à Rennes, le lendemain à Tours, deux jours plus tard à Paris… pour des interviews de stars de la musique. J'ai aussi rendu un papier pour un magazine francophone publié aux Etats-Unis. Le tout avant de partir me reposer cinq jours dans le sud de la France (oui je sais c'est bizarre pour quelqu'un qui cherche du travail, mais comme le dit un de mes amis "pas de vacances, dans l'intermittence"... juste des longs week-ends. Il faut bien décompresser de temps en temps !).
Je fais comme ces chanteurs qui écrivent des chansons tristes et qui disent que quand ils sont heureux ils ne sont pas inspirés. Bah moi, quand je travaille, je n'écris pas que je travaille. C'est seulement quand je n'ai rien à faire que j'en parle. C'est comme le bonheur, finalement…

Allez, dès que je redeviens un petit peu malheureuse, j'écris un long article sur les affres de la pige ! Vivement, hein ? (Ne faites pas d'incantations non plus, ça ira merci.).

Vendredi 17 mars 2006
La vie de pigiste n’est pas tous les jours facile, c’est moi qui vous le dit. Rencontrer des stars n’est pas de tout repos, je vous jure. Sympa, la star, ou pas sympa ? Crème, ou pas crème… Evidemment, c’est toujours quand on est toute cool, partie pour une interview bien tranquille que ça tourne vinaigre. Ce genre là, ça m’est arrivé plus d’une fois, et même pas plus tard qu’au début de cette semaine. Je ne vous dirais pas qui c’est, d’abord je ne veux pas casser le mythe, ensuite je ne veux pas risquer de procès pour diffamation, manquerait plus que ça ce serait le pompon, appelons le donc Bibi. J’avais rendez vous avec Bibi et j’y allais vraiment tranquille. Je ne me disais pas qu’il avait une réputation de gentil, à vrai dire je ne me disais rien. J’avais bien écouté l’album, bien préparé mon interview il n’y avait pas de raison que ça se passe mal. Là où j’aurais du me douter que ce ne serait pas aussi facile que prévu, c’est qu’on avait rendez vous sur le tournage d’une émission de télé. Il fallait donc filmer Bibi dans sa loge (puisque, pour rappel, je travaille aussi pour une émission de télé), entre deux apparitions sur le plateau (de l’autre émission, je sais c’est assez compliqué). En gros, il n’était pas très disponible pour nous.
 
Bref, on y est, Bibi arrive, bonjour, bonjour, tout le monde est très aimable tout va bien. La coiffeuse coiffe, la maquilleuse maquille, l'habilleuse habille. On est dans les temps le planning est bon, Bibi ne doit être sur le plateau que dans une demi heure environ ça laisse le temps de faire l'interview. Il s'installe sur le canapé. Déjà ça se gâte. Bibi aimerait bien que je ne lui pose que trois questions parce que franchement en trois questions on a tout dit. Ah ? Pas possible, je réponds, dès fois c’est à la fin que c’est le plus intéressant. Déjà, je pense que ça l’énerve que je lui dise non, et puis ça l’énerve de pas pouvoir boucler le truc en cinq minutes. Je crois aussi qu’il a faim et qu’il aimerait bien manger le plat de crudités que son staff lui a ramené. Finalement il se plie au jeu (« on va pas débattre pendant trois heures non plus, allez-y ») et je commence à poser mes questions.
A la première il s’interrompt, (« Rien que de savoir que vous allez me poser dix questions pour ne garder qu’une minute j’arrive pas à me concentrer »), ça l’énerve c’est dingue. Mais en bon professionnel il se reprend et l’interview continue. Bon, je dois vous avouer qu’à ce stade je n’en mène déjà pas très large, j’essaie de prendre ma voix la plus douce pour amadouer la bête, ce qui ne marche pas du tout, et je ris bêtement dès que je sens qu’il s’énerve.
D’ailleurs, ça ne tarde pas, ça y est il s’énerve car j’ai posé une question qui ne lui plait pas mais alors pas du tout. Il me regarde méchamment et je sens que le sol s’écroule sous mes pieds. Comment je vais récupérer un truc pareil ? J’essaie de reformuler pour ne pas le blesser mais je sens bien que c’est mort. Il va faire la tronche jusqu’à la fin. Je suis mal. J’ai un peu honte aussi, c’est filmé après tout, le caméraman ne moufte pas, hyper concentré sur les images, le casque sur les oreilles genre j’ai rien vu rien entendu je bosse, et moi je me dis qu’il faut vraiment que je rattrape le coup. Une idée brillante, une idée brillante, je mobilise tous mes neurones tandis que Bibi, toujours en face de moi et toujours filmé bien sûr, m’incendie (« Si vous me posez cette question, c’est que vraiment vous ne me connaissez pas ! » à quoi je bafouille un misérable « bah si »), quand, sauvée par le gong, un type rentre dans la loge pour appeler Bibi en urgence sur le plateau. Fin du premier acte.
Le second acte ne commence que deux heures plus tard parce que Bibi est mobilisé sur le plateau pendant tout ce temps là, c’est long l’enregistrement d’une émission. J’ai largement le temps de me ronger les sangs et de me demander comment je vais pouvoir reprendre une interview si mal partie. En même temps j’ai aussi largement le temps de destresser. D’ailleurs, j’ai bien raison sur ce point parce que quand Bibi revient dans la loge, il est vachement plus détendu, désolé de nous avoir fait attendre, et il a même oublié qu’il était énervé contre moi. Je ne repose pas la question qui fâche et soudain tout se passe merveilleusement bien. Bibi raconte l’enregistrement de l’album, les thèmes, la musique, la vie, la gestation, et combien il a eu du mal à finaliser cet album, à quel point il ne pouvait plus écrire depuis un certain temps déjà, depuis le 11 septembre 2001 pour être exact, c’est beau, c’est dans la boite coco. « C’était super » me dit-il, « Et vous aviez raison hein, c’est à la fin qu’on dit les meilleures choses ». Ca aussi, c’est filmé. J’en rougis de gratitude.
Jeudi 9 mars 2006

Je viens de me rendre compte que les articles que je poste sur ce blog sont beaucoup trop longs. Ca ne va pas du tout. Je me rends bien compte quand je les vois s'afficher qu'ils prennent trop de place sur une seule page. C'est pas bon ça, les internautes vont jamais revenir. On est dans une culture du zapping. Il faut qu'ils lisent vite, bien, efficace.
En plus, je n'ai pas d'excuses, je les connais les règles de l'Internet. J'ai bossé pendant deux ans pour une agence de contenus. Et quand je réponds à des annonces d'emploi pour être rédactrice web, je dis toujours que j'ai bien intégré les problématiques du Net, qu'il faut écrire court, et percutant. Que je sais le faire, que je suis trop forte là dedans. Et voilà le résultat. Je fais un blog et j'écris des articles qui ne respectent pas les règles que je dis moi-même avoir comprises. Bien joué. Si des employeurs viennent voir ici, ils ne vont pas être déçus.

Allez, vous savez quoi ? Je m'arrête là. Un article court pour dire que je fais des articles longs (en plus j'ai pas le temps, pas que ça à faire moi d'écrire des articles pour mon blog, longs de surcroît, j'ai trop de boulot cette semaine, je suis limite débordée). Et toc.

(Vous êtes frustrés, hein ?)
Vendredi 3 mars 2006
C’était un de ces matins, paf ! où je me réveille avec une pêche d’enfer, prête à avaler tous les obstacles qui pourraient se mettre en travers de ma route. Un de ces matins où, paf, je sens que c’est parti pour une journée super efficace, bouillonnante d’idées et de culot. Un matin comme il n’y en a pas beaucoup dans une semaine… Bref. Ce matin là, j’ai décidé que j’allais appeler tous les magazines qui m’intéressent pour leur demander s’ils recherchent des pigistes, s’ils sont ouverts aux propositions et, si oui, pour quelle rubrique s’il vous plait. Un de ces matins où j’ai décidé de rappeler les chefs de rubrique à qui j’avais déjà envoyé un mail resté sans réponse deux semaines auparavant. Paf. Paf ! Et re paf !

Pleine de bonnes résolutions, après un café et une douche revigorante, je m’approche du téléphone. Ô toi ennemi juré, c’est aujourd’hui que je vais te vaincre (me dis-je en mon for intérieur). Je le regarde intensément mon téléphone, il faut savoir impressionner l’ennemi. Je relis mes notes. J’ouvre sur mon ordinateur tous les fichiers dont je pourrais avoir besoin pour expliquer mes sujets, et même mon CV au cas où quelqu’un me demanderait ma formation et que je sois prise d’un subit trou de mémoire, bref, je mets tout à ma disposition, je prépare mon plan d’attaque et je me répète à quel point je suis trop forte. Je souffle un peu.
Paf ! J’arrête de réfléchir je prends mon téléphone je compose le numéro j’attends (il n’y a pas de virgules, c’est normal, dans la vie aussi ce passage va très vite). Ça sonne. Je répète mon texte « Bonjour monsieur machin, je vous appelle parce que je suis pigiste et je souhaiterais vous proposer des sujets pour votre rubrique Truc ». Ça sonne. Mon petit cœur bat la chamade, je sens que s’il ne décroche pas bientôt je vais bafouiller, je ne vais pas réussir à sortir une seule phrase intelligible, je vais oublier pourquoi je l’appelle. Ma confiance en moi s’effrite. J’ai tout juste le temps de me reprendre, parce que je suis dans une journée au top de la forme. Je me reprends donc, je me calme. Ça sonne toujours. Je suis sûre que mon sujet est bon, il rentre pile dans la ligne éditoriale du journal, c’est tout neuf ça vient de sortir, ils n’ont pas pu en parler avant. Je suis une killeuse. Kill ! Kill ! Ça décroche !

« Allo ? » ma voix est tout de même assez hésitante je trouve, du genre excusez-moi de vous déranger, je rappellerais plus tard, c’est pas grave, pardon, je m’incline bien bas c’est ma très grande faute, « Allo ? ». « Vous avez été transféré sur la boîte vocale de monsieur Machin. Veuillez laisser votre message après le bip ». Mince, j’avais pas vraiment prévu ça. Je raccroche ? Non, je suis dans une journée au top de la forme, je ne raccrocherai pas après avoir fait tout ce chemin « Bonjour monsieur Machin, je suis pigiste, je souhaite vous proposer un sujet pour votre rubrique Truc. J’aurais aimé qu’on en discute. Il s’agit de … Vous pouvez me rappeler au… Merci. Au revoir et à bientôt ».
Je raccroche, totalement épuisée. Vidée de ma force. Pour bien faire il faudra que je rappelle demain. Ou après-demain. Parce qu’il ne va pas rappeler monsieur Machin, c’est évident. Rien ne dit que demain je serais dans une journée au top de la forme. C’est le problème. Ni après-demain d’ailleurs. La semaine prochaine peut être ? Bon, si j’envoyais quelques mails maintenant ?
 

Mercredi 1 mars 2006

C'est hallucinant le nombre de choses qu'on apprend dont on n'aurait pas soupçonné l'existence quand on est journaliste. Et je ne parle pas des scoops ou des avant premières. Ni des potins ou des interviews exclusives. Non. Je veux parler des sujets qu'on est amené à traiter, quand on est journaliste généraliste.

Moi par exemple en ce moment, je sais tout ce qu'il faut savoir sur le chauffage solaire et l'isolation des toitures avec de la laine de mouton. Je sais même comment la poser moi-même, la laine de mouton (alors que j'habite un appartement dans Paris, du coup le toit, je ne risque pas trop de l'isoler…). Mais bon, je sais faire ça, du moins je sais écrire la fiche technique alors je suppose qu'en suivant ma propre fiche technique je devrais y arriver… si j'avais une maison… avec un toit à isoler. C'est pareil pour le chauffage en même temps, je ne risque pas de poser des panneaux solaires sur le toit de mon immeuble parisien, mais le jour où je voudrais je pourrais. C'est déjà pas mal.

Grâce au journalisme je sais aussi tout ce qu'il faut savoir sur le péril aviaire, pas la grippe, le péril, c'est-à-dire le danger que représentent les oiseaux sur les pistes d'aéroport et les différents moyens mis en place pour les chasser. Quand je prends l'avion comme ça, je comptabilise dans ma tête le nombre d'accidents au décollage et à l'atterrissage dus aux oiseaux, les dégâts qu'ils peuvent causer aux réacteurs ou même à la carlingue de l'avion. C'est très utile en fait. Je me sens plus savante que le reste des passagers… et sûrement un peu plus stressée aussi, du coup. C'est ça, le retour de baton du savoir, je ne peux pas fermer les yeux sur une réalité.

C'est encore le journalisme qui m'a amené à me poser la question : comment faire pour bien dormir ? Moi qui n'ai jamais eu aucun problème de sommeil, plutôt des soucis de réveil pour être honnête, je connais maintenant tous les trucs et astuces pour se ménager une bonne nuit, sans somnifères. Je sais aussi ce que valent telles ou telles croquettes pour chiens ou chat, d'ailleurs, si je peux me permettre un conseil : si vous avez un chien ou un chat évitez les aliments "hard-discount"… Je dis ça, parce que je sais. Faites moi confiance... Je sais aussi ce qu'est le Tax Free World Exhibition, j'y suis même allé : c'est le salon des professionnels du hors taxe. Quatre pages de reportage quand même.  Bref. Je sais plein de trucs que tout le monde ignore, sur plein de sujets auxquels personne ne pense. Et sur lesquelles je serais resté ignorante moi-même si je n'avais pas été journaliste. C'est un métier formidable.

Une chose que les gens ne soupçonnent pas non plus –par "les gens" j'entends, les non journalistes bien sûr, le grand public en somme- c'est le nombre de magazines qui existent sur le marché (et qui disparaissent). Le Nouvel Obs, Télérama, L'Express, Les Inrockuptibles oui. Mais New'Zik, Turbulences, ou Exploits d'Hommes et d'Entreprises ? Ca vous sidère ? C'est fou le nombre de choses qu'on connaît, nous les journalistes, et que les gens ignorent. C'est pas pour rien qu'on est le quatrième pouvoir…

Vendredi 24 février 2006

Tout le monde connaît la Route du Rock, ce festival d'été à la programmation très pointue qui se tient tous les ans à Saint Malo. Mais la Route du Rock version hiver, personne n'y était ! Moi si ! C'était le week-end du 17 et 18 février, et avec trois copains, journalistes et photographes, on y est allé. On voulait pouvoir dire "On y était !" vu que c'est la première édition de la déclinaison hivernale. Comme j'étais accréditée en tant que photographe, j'ajoute ici quelques photos de l'événement.




A gauche, la chanteuse de Villeneuve, un groupe à la pop élégante.








A droite, le chanteur de The Nits, un groupe de chansons folk assez agréables mais surtout un réel plaisir de les voir s'amuser à ce point sur scène!







L'un des chanteurs des Test Icicles (ils sont trois à se partager le micro et les instruments). Un show epoustouflant, une énergie digne des années punk...












Pour finir, The Battle, groupe new yorkais de post-rock aux sons répétitifs qui virent à l'électro. Impressionnant!



Comme je trouvais que ça manquait de photos sur ce blog, ça tombe bien. Et puis ça prouve que je ne passe pas tout mon temps à écrire des articles pour La Pigeonne... la semaine seulement, le week-end, je bosse !
Jeudi 23 février 2006

En feuilletant un gratuit, j'ai trouvé l'annonce d'emploi de mes rêves. Lisez plutôt : "Quand vous étiez petit vous aspiriez sûrement à une vie un peu plus excitante". Oui. Enfin… Je pensais surtout que je serais mariée, trois enfants, et riche comme Crésus. Que j'aurais plein d'animaux (quand j'étais petite je voulais être vétérinaire), que j'écrirais des best-sellers (quand j'étais petite je voulais être écrivain), ou que je serais journaliste (quand j'étais petite je voulais interviewer des stars… en même temps, ça, c'est fait.).


"Vous rêviez peut être de devenir un aventurier, à l'instar d'Indiana Jones ...". Non, mais être mariée à Indiana, oui, ça je voulais bien quand j'étais petite. Maintenant ça me tente moins, un mec qui n'est jamais là qui risque sa vie tout le temps, qui en plus drague toutes les filles qu'il croise grâce à son fouet, non, je vivrais plus moi, j'en dormirais pas de la nuit de savoir mon homme parti à l'autre bout du monde avec une autre que moi à son bras…

"... Un danseur étoile de renommée mondiale ou même de faire partie de l'élite des pilotes de chasse". Euh… Non. Mais je me demande bien où ils veulent en venir.

"Dans tous les cas vous vous attendiez probablement à une vie plus palpitante que celle que vous vivez actuellement". Oui on va pas remuer le couteau dans la plaie pendant des heures non plus. Admettons. "Et bien voici votre chance de réaliser vos rêves et de faire quelque chose qui plairait à l'enfant qui sommeille en vous". C'est alléchant comme proposition, jusque là ça fait quand même super envie, enfin moi ça me titille en tout cas… "TrucMuche est actuellement à la recherche de deux personnes jeunes et talentueuses" (ça veut dire quoi, jeune ? C'est bon si on a plus de 25 ans ou pas ?) "pour son nouveau département KickAss". Ah, d'accord c'est une blague en fait. "Ce n'est pas une blague, nous possédons réellement un département KickAss et nous cherchons bien un candidat pour le poste de Junior Lucky Bastard". Je reste sans voix. Et ce n'est pas fini :

"Le job est tout ce qu'il y a de plus simple :
Vous serez payé pour faire le tour du monde, trouver des trucs sympa les filmer et les mettre sur un blog, ceci pendant 55 jours". A ce stade, mon cœur bat à tout rompre. C'est où que je signe ? J'en tremble sur mon clavier en recopiant l'annonce. C'est exactement ce qu'il me faut, j'ai le profil, j'adore voyager, je sais tenir une caméra, prendre des photos, j'aime trop faire des trucs sympa !

"Les candidats retenus seront chargés de nous fournir des images, collectées dans des lieux intéressants et exotiques du monde entier, qui viendront illustrer notre nouvelle campagne (...) Ils devront également faire preuve d'une aptitude à communiquer avec de parfaits étrangers, à faire des trucs stupides dans des endroits inconnus, à rester en vie et à respecter la règle d'or : le FUN !". C'est pour moi, c'est pour moi ! Des trucs stupides c'est encore mieux que des trucs sympas. Et puis j'aime trop rencontrer des gens, même si je ne comprend pas ce qu'ils me disent, je suis forte pour le langage des mains, j'aime pas le téléphone je suis timide au téléphone, mais en face, avec les mains, je suis super à l'aise, le système D c'est mon truc, et puis rester en vie c'est mon truc aussi je ferais bien attention, promis. FUN, c'est mon deuxième prénom. Je veux ce job !

"Pensez-vous posséder toutes les qualités nécessaires pour ce poste ?". Oui msieur, oui c'est moi que vous cherchez, je possède toutes les qualités nécessaires, c'est moi ! Junior Lucky Bastard c'est moi.

"Voulez vous faire mourir d'envie tous vos pairs ?". Oh oui ! J'adore ! J'adore faire mourir d'envie tout le monde, c'est mon truc de faire mourir d'envie mon entourage. J'ai le profil, c'est moi je vous dis !

"Vous tarde t-il de dire à votre patron où il peut se mettre sa mauvaise foi et changer de job ?". Yes ! Si j'avais un patron sûr que je ferais ça. Je rentrerais dans son bureau, d'un pas décidé et je lui balancerais cette merveilleuse annonce au visage, et je lui dirais : "tu vois ta mauvaise foi, hein, tu sais où tu peux te la mettre ta mauvaise foi ?". Voilà ce que je lui dirais à mon patron, et je claquerais la porte en sortant pour parfaire mon petit effet. Toc !

"Aucune expérience n'est requise !". Je signe ! C'est mon futur job. J'ai trouvé ma reconversion. Plus fort que la vie de pigiste, encore mieux que mes rêves d'enfant, salut Indiana je me tire !

Il y a un site Internet à la fin de l'annonce, c'est là qu'il faut postuler. Je n'en dirais pas plus, pas folle, tout le monde va y aller sinon…

 

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