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  • : Une pigeonne, c'est à la fois une bonne poire, et une journaliste qui essaie de placer des "piges", c'est à dire des articles dans plein de journaux différents. Une pigeonne, c'est les deux à la fois. Une pigeonne, c'est moi, donc.
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Mercredi 4 juillet 2007

Oui je sais, j'ai menti. J'avais dit "en juin ce sera bien", sauf qu'on est déjà en juillet et qu'en juin, rien. C'est que le boulot, ça vous empêche de vous remettre devant l'ordinateur le soir. En tout cas, moi, j'ai un peu du mal à écrire toute la journée, puis à rentrer chez moi et à écrire encore. Mais peut-être que je suis fainéante aussi, c'est possible, je ne dis pas le contraire. Alors, bon, je ne vais pas vous refaire un flan sur la difficulté de poster de nouveaux articles, sur les statistiques, tout ça (pourtant c'est pas l'envie qui me manque, mais je vais me retenir), mais je vais quand même vous parler de mes problèmes d'inspiration, voire même de positionnement.

Oui, parce que déjà, comme je bosse vachement (en même temps, un peu moins depuis une semaine, j'avoue) je n'ai plus le temps de regarder la télé. Alors du coup, les articles sur la petite lucarne, c'est mort. Et ça enlève pas mal de sujets potentiels quand même. Ensuite, le truc que je fais en ce moment, c'est d'aller sur les autres blogs et d'acheter des fringues sur Internet. Vous allez me dire que ça n'a aucun rapport, et bien vous vous trompez. Parce que les blogs que je lis le plus ce sont des blogs de filles. Des filles qui parlent de mode. Et qui m'éclairent sur quoi porter, quoi acheter, comment m'habiller. Moi qui n'ai jamais été une fashionista, je suis en train de m'intéresser de plus en plus aux tendances. Du coup, j'ai limite envie de me transformer en une blogueuse modasse plus qu'en une blogueuse pigiste. De parler de mes problèmes de frange (ça, la frange, j'ai pas eu besoin de blogs pour sentir qu'elle allait revenir à la mode. Je l'ai deviné d'un coup. J'ai décidé de me couper moi-même une jolie frange asymétrique (parce que le coiffeur, c'est cher quand même, et puis c'est pas dur, une frange). Et comme je suis à peu près aussi douée avec des ciseaux qu'avec un téléphone, y a de quoi faire un papier entier). De parler de mes envies de gym avant la plage. De mes achats pendant les soldes tout ça.

Je sais, je ne devrais pas être fière. Mais je ne fais pas exprès. C'est comme si d'un coup, avec la trentaine, paf, la mode me rattrapait. J'avoue, je pensais que ça ne m'arriverait pas. Que s'il y en avait une qui résisterait, ce serait moi. Vous me direz, quand j'avais 15 ans je disais aussi "la fumée ça pue, je ne fumerais jamais", ou encore "je m'en fiche de gagner des sous, du moment que je m'amuse dans la vie", ou même encore, plus récemment "je mange ce que je veux, je grossis même pas". Bref. J'aurais du savoir qu'il ne faut jamais dire jamais. En même temps, c'est peut être qu'une période, parce que c'est les soldes et que pour une fois je peux me lâcher niveau porte-monnaie. Peut-être que dès la fin de l'été, une fois que je serais bien bronzée, les cuisses raffermies et bien dans mes pompes (mes fringues ?), je redeviendrais une pigiste qui lit Libé au lieu d'Isa et qui écrit sur son métier. Ou peut-être que je serais tellement au top de la tendance que je deviendrais une référence pour les magazines féminins qui s'arracheront ma plume éclairée. Peut-être… En tout cas, il ne faut jamais dire jamais.

 

Par Cécile Blanchard - Publié dans : La pigeonne ou chronique de la vie de pigiste
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Mardi 29 mai 2007

C'est ce qu'on appelle (n'ayons pas peur des mots) une mini révolution : j'ai décidé d'ajouter une rubrique vidéo sur ce blog, voire de mettre des vidéos à la fin de mes articles quand je trouve ça pertinent…

Plusieurs raisons à cela :

   1. d'abord, il était temps que je passe au web 2.0 (avant qu'il passe au 3.0, au moins j'aurais pas trop de retard par rapport à la population internaute… Bon en même temps, j'ai un avatar sur Second Life, faut pas non plus croire que je suis nulle en technologie).
   2. ensuite, comme en ce moment je suis super débordée et que j'ai du mal à poster de nouveaux articles, je peux au moins faire une sélection des vidéo qui m'ont marquée, amusée, choquée (pas de panique, ça restera dans l'optique et le ton de la Pigeonne, toujours…). Les vidéos apparaîtront dans la rubrique (roulement de tambour) "Y a pas que le texte dans la vie", et pas forcément en Une du blog…

Promis, en juin, tout ira bien (un proverbe beauceron). Je pourrais poster de nouveaux articles et, promis (encore), j'éviterai de vous parler de ma vie de bureau en mai et du fait que je n'ai pas le temps d'écrire pour le blog et que c'est pas étonnant que mes audiences, bla bla bla…


Par Cécile Blanchard - Publié dans : Y a pas que le texte dans la vie
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Jeudi 10 mai 2007
Toutes les vidéos que j'ai postées jusqu'ici étaient intéressantes au niveau de l'image. Là, c'est vraiment pour la musique avant tout. J'ai découvert ce groupe cette semaine et je le trouve vraiment génial. Je peux même lui attribuer mon coup de coeur de l'année (carrément!). La chanson s'appelle Hang Me Up To Dry, et le groupe Cold War Kids.
Enjoy !

Par Cécile Blanchard - Publié dans : Y a pas que le texte dans la vie
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Mercredi 25 avril 2007

Une fois n'est pas coutume, j'ai envie de vous parler d'une BD. Oui, je sais, ça ne m'arrive pas souvent, j'ai plutôt tendance à vous parler de téléfilms bidons, ou de people qui ont la vie difficiles, mais, cette fois, vraiment, j'ai envie de vous parler Culture (la majuscule n'est pas une faute de frappe).

La BD dont je veux parler, c'est "Pilules bleues" de Frederik Peeters. C'est tout bête, "Pilules bleues". C'est l'histoire d'un type et de sa copine. De leur rencontre. De leur couple. Et du fait que la fille est atteinte du sida.

Mais ce n'est pas triste. Pas larmoyant, ni pontifiant. Avec un sujet pareil, on pourrait pleurer à toutes les planches, mais non. C'est juste la chronique d'un quotidien. Le quotidien d'un couple de trentenaires, plutôt classique, et des pilules bleues qui ponctuent leurs journées. Parce que des pilules il faut en avaler pas mal pour lutter contre la maladie. C'est aussi un quotidien fait de questions existentielles liées au sida. Des questions bêtes et des grandes questions. Dit comme ça, je ne sais pas si ça fait envie, mais c'est un livre simple avant tout. Emouvant. Et qui rappelle que le sida est toujours là. Sans donner de leçon ni verser dans l'apitoiement.

C'est surtout un livre qui donne envie d'aimer. Parce qu'ils s'aiment ces deux là. Et peut être qu'ils s'aiment encore plus que les autres parce qu'ils savent que tout peut s'arrêter demain. Parce que leur amour peut devenir tragique. Que leur vie peut basculer du jour au lendemain. Alors ils vivent leur amour simplement. Mais ils le vivent à fond. Comme si chaque jour était le dernier. Parce qu'ils ont conscience d'être mortels. Même s'ils n'y pensent pas tout le temps. Ils gardent ça dans un petit coin de leur tête. Forcément. Alors que c'est ce que chacun de nous essaie d'oublier. Forcément.

Plus qu'une BD sur le sida, sur la trithérapie, sur les couples hétéros qui eux aussi peuvent être touchés, c'est un livre sur l'amour. Quand on le referme, on n'a qu'une envie : aimer encore plus fort celui (ou celle) qui partage notre vie. Comme si chaque jour était le dernier. Parce qu'après tout, on est tous mortel. Et rien que pour ça, c'est un livre magnifique.

Demain (ou la semaine prochaine, ou le mois prochain, je ne peux rien promettre) je finirais par vous parler de Next, la téléréalité de MTV diffusée actuellement sur Europe 2 TV, où des jeunes américains choisissent leur petit ami en lui faisant passer des épreuves super débiles, ou jettent ceux qui ne leur plaisent pas d'un lapidaire "Next !". Ca élèvera le débat sur l'amour, pas de doute…

 

Par Cécile Blanchard - Publié dans : Chroniques : tout, rien, n'importe quoi
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Mardi 24 avril 2007
Par Cécile Blanchard - Publié dans : Y a pas que le texte dans la vie
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Dimanche 15 avril 2007
Par Cécile Blanchard - Publié dans : Y a pas que le texte dans la vie
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Samedi 14 avril 2007

Faut pas que je me plaigne si mes statistiques de blog n'augmentent pas. C'est vrai, y a des fois où je vous reproche de ne pas mettre de commentaires, de ne pas vous exprimer assez pour me motiver, mais bon, c'est un peu de ma faute, je m'en rends compte, hein, faut pas croire, je râle, mais c'est pour la forme.

Parce qu'en fait, je me suis amusée à regarder les archives de La Pigeonne. En cliquant mois par mois sur les articles. Et je me suis rendu compte que depuis le mois d'octobre je mets au mieux deux articles en ligne. Deux articles par mois ! Ca c'est de l'actualisation ! Je suis à la tête d'un quinzomadaire (super à la mode comme format, notez) composé d'un seul et unique article. Hum… Même moi j'ai du mal à croire que je suis trop débordée pour écrire deux articles par mois. J'ai un peu honte en fait. Parce qu'au tout début de ce blog, j'en mettais des articles (et y avait pas beaucoup de visiteurs, d'ailleurs, mais je continuais, courageusement, brave bête et tout). Maintenant il y a de plus en plus de visiteurs mais de moins en moins d'articles.

Et je sais bien qu'un blog, ça s'alimente souvent. Surtout si on veut faire du buzz, comme on dit. Comment voulez vous que les gens viennent sur vos pages s'il n'y a jamais rien de nouveau, franchement ? Je vous pose la question, mais c'est à moi que je fais le reproche, hein. Je me flagelle, quoi. Parce que je vois bien aussi que des gens qui ont crée leur blog depuis moins longtemps que moi ont parfois plus de visiteurs. Et ça m'embête un peu quand même. Mais bon, en même temps, ils sont vachement plus productifs, avec leurs deux ou trois articles par semaine, c'est sûr (et je ne parle pas ici de mes copines ou copains de blogs qui eux, sont géniaux, alors c'est normal qu'ils aient des visites).

Enfin. Cette réflexion, ultra profonde, ne m'amènera peut-être pas à écrire plus d'articles sur ce blog. Mais au moins, ça me permet de faire un billet un peu plus court que les autres parce que ces derniers temps, j'écris pas beaucoup, mais j'écris long. Et je ne suis pas sûre que ce soit bon pour mon audience non plus. Alors, qu'un petit billet, vite lu, pendant la pause café, en une minute chrono, ça, c'est de la rentabilité, non ? Ouais… Dès demain, je fais une étude de marché sur les blogs les plus lus et je lance mon quinzomadaire à une page, mais qui cartonne et crée le buzz du siècle. Youhou ! (J'ai la forme moi, ce soir…)

 

Par Cécile Blanchard - Publié dans : La pigeonne ou chronique de la vie de pigiste
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Lundi 9 avril 2007

J'ai vraiment des problèmes avec le téléphone. J'ai déjà expliqué à quel point j'avais du mal à le décrocher pour appeler d'éventuels futurs employeurs. Mais j'ai aussi du mal avec le téléphone portable. Non pas que je fasse partie de ces retors du portable, les quelque 7,5% de français qui n'en ont pas et qui refusent d'en avoir un pour pouvoir se payer le luxe de ne pas être joints partout. Pas du tout. Je fais partie de ceux qui ont un portable depuis 1997, au moment où les Nokia étaient gros, lourds, avec des coques de couleurs (la mienne était verte). Je fais partie de ceux qui, quand ils oublient leur portable, sont complètement perdus. Oui j'avoue c'est pas beau. J'aurais voulu être détachée des choses matérielles. Je me croyais détachée des choses matérielles. D'ailleurs je le criais bien fort sur les toits. Histoire de m'affirmer un bon coup. L'iPod, moi ? Jamais ! Si un jour je possède un lecteur mp3, ce sera un Sandisk, un Creative ou une simple clé USB. Et toc.
Ca m'énerve, moi la folie iPod, ça m'énerve que ce soit si branché, si cher, et tellement indispensable. Et même si je louche sur les mini iPod shuffle de couleur, qui sont décidément trop mignons, je ne craquerais pas. Je suis forte dans ma tête, je suis totalement hors mode, hors courant, je suis libre. Libre de dire non à la publicité, à la branchitude. Je suis une adepte de la décroissance ! Parfaitement ! Je ne fais pas encore les poubelles pour éviter d'aller au supermarché, mais j'y travaille. A mon échelle. Faut commencer petit, être raisonnable. Bientôt peut être que je décroisserais à fond. En tout cas, je n'achèterais pas de télé à écran plat. Pas de portable Mac. Pas de lecteur DVD (ah, si...) de graveur DVD (ça non !). Je ne suis pas matérialiste moi, les objets je m'en fiche, les nouvelles technologies c'est pas mon truc, je peux vivre sans, dans mes meubles de brocanteur, avec mon vieux PC, et mon appareil photo même pas numérique. Ouais! Je suis une rebelle!
Je lutte, à ma façon contre la mondialisation. Contre la surconsommation. Et mon téléphone portable, si je l'oublie un jour (ou si je l'éteins) bah ce ne sera pas la mort.

 
Sauf que c'est ce jour là que toutes mes belles théories sont tombées à plat. Je m'en suis rendue compte dans le métro, et il était déjà trop tard pour faire demi tour. J'ai passé la journée à envoyer des mails à tous mes amis pour dire que je n'étais pas joignable. Ou seulement par mail. Ou sur le téléphone du bureau, au 01.56… Mais seulement jusqu'à 18h. Et quand je suis sortie, j'ai du partir à la recherche d'une cabine téléphonique (mission très délicate) comprendre comment ça marchait avec une carte bleue, et tenter de fixer un rendez vous un peu précis à mon ami, histoire de se retrouver. Et pourquoi pas « à la sortie de métro Glacière, on se retrouve dans le café le plus proche » ? Sauf qu'à Glacière y a pas de café. Re cabine téléphonique. "Retrouvons nous au métro Gobelins, café le plus proche". Sauf qu'aux Gobelins y a plein de cafés! Re cabine. Bref. L'enfer. Evidemment ça aurait été plus facile si j'étais rentrée chez moi direct après le boulot.

En tout cas je me suis rendu compte que je n'étais pas aussi forte dans ma tête que ce que je croyais. Sans portable point de salut. Sans portable, il faut être hyper organisée. Il faut tout prévoir à l'avance. Dans quel café on se retrouve, à quelle heure, tout ça. Il faut être ponctuel parce qu'on ne peut pas prévenir quand on est en retard. Il faut être prévoyant parce qu'on ne peut pas se permettre d'oublier des trucs. Il faut toujours avoir un bouquin sur soi parce quand on s'ennuie on ne peut pas téléphoner. En fait, c'est vraiment là qu'on ne sent pas libre. Prévoir, prévoir, prévoir. C'est pas aliénant le portable. C'est la vraie liberté. Je suis libre, j'ai un portable, j'ai pas d'iPod, et je fais ce que je veux. La route est longue sur le chemin de la décroissance…

Par Cécile Blanchard - Publié dans : Chroniques : tout, rien, n'importe quoi
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