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  • : Une pigeonne, c'est à la fois une bonne poire, et une journaliste qui essaie de placer des "piges", c'est à dire des articles dans plein de journaux différents. Une pigeonne, c'est les deux à la fois. Une pigeonne, c'est moi, donc.
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Mercredi 26 mars 2008

paparazzi.jpgVous n'allez peut être pas me croire mais je vous prédit que le journalisme de demain sera people ou ne sera pas. Oh, je sais bien ce que vous vous dites, que j'exagère, que pas du tout, le people est une mode qui passera, que c'est pas parce notre président est devenu un people comme les autres que tout le monde va s'y mettre, tout ça.

Vous n'y croyez pas parce que vous avez encore foi dans le journalisme, dans les gens comme moi, les pigistes, qui sont droits, honnêtes, qui font bien leur métier et qui ne se laisseront jamais avoir par les sirènes du spectacle, du show business, du people en somme, lesquelles pourtant les appellent de toutes leurs forces.
Vous avez tort. Le journalisme de demain sera people ou ne sera pas c'est moi qui vous le dit. Et j'étaye mes dires avec des preuves, parce qu'un journaliste, un vrai, un honnête, un droit tout ça, ça n'accuse pas sans preuve, sources, vérifications de l'information et tutti quanti.

Les "evidences", donc :

Premièrement, j'ai moi-même été contactée par un journal people. Un webzine du genre grosse machine avec plein de sous. Moi. Une journaliste intègre qui n'a rien à voir avec ce milieu et qui en plus ne s'intéresse pas du tout aux frasques de Britney, de Paris ou encore de Robbie ! Et on m'a contacté non pas pour être simple journaliste mais pour être assistante du rédacteur en chef. J'ai décliné l'offre en prenant mon air le plus outré, vous pensez bien. J'ai dit "moi y a que chroniqueuse télé qui m'intéresse, le people j'aime pas ça, c'est pas noble, je suis noble moi môssieur" et j'ai claqué la porte (je crois même que j'ai un peu craché par terre pour montrer combien j'étais scandalisée par leur proposition. Je crois...)

Deuxièmement, j'ai reçu un communiqué de presse qui m'annonçait le lancement du "premier site communautaire people" en France. En bonne journaliste d'investigation qui se respecte, je suis allée voir le site en question. Histoire d'enquêter un peu sur le sujet. De pas m'énerver pour un truc qui serait fantastique, on ne sait jamais les bonnes idées sont parfois cachées dans des endroits incongrus. Dès la première page, j'exulte. Il me semble bien que je suis tombé sur le site qui préfigure tous les sites people de demain. "Devenez paparazzi" il est écrit. En fait, quand on clique, on tombe sur une page "envoyez vos news par mail". J'ai été un peu déçue. Je pensais qu'il y aurait un vrai outil d'intégration sur lequel on pourrait mettre des photos, des vidéos même. Mais non, juste un mail… Bof. Après c'est vrai qu'on y apprend des trucs en direct, des vraies news toutes fraîches sur les people, genre que Victoria Beckam était au stade de France, là, ce, soir, au moment même où je vous parle. Dingue. Voici n'a qu'à bien se tenir. Une semaine de retard sur les scoops. Les boules…

Troisièmement, un nouveau magazine people vient de voir le jour. Dans ce marché ultra concurrentiel, y en a qui arrivent encore à lancer des magazines people. Oops! ça s'appelle, et en effet quand on voit la couverture, c'est ce qu'on dit, oups. "Oops, c'est vraiment pas beau la maquette". "Oops, on dirait OK Podium mais avec Cecilia Sarkozy en couverture". "Oops, ça donne pas envie de l'acheter". "Oops, je vais plutôt me rabattre sur ce bon vieux Voici qu'au moins on sait ce qu'il y a dedans".

Alors, pour finir sur ce sujet et pour aider un peu tous les rédacteurs en chef, directeurs de rédaction ou de publication qui se disent qu'il y a encore un filon dans le people mais qui ne savent pas encore bien déterminer lequel, je milite :

Qu'ils nous fassent un magazine people intelligent, histoire de changer. Moi, quand ils veulent je leur donne le concept. Un magazine qui parlerait des people mais avec distance, ironie, intelligence. Pas de méchanceté, juste du second degré un peu. Qui s'adresserait aux gens qui ne sont pas dupes, ceux qui aiment bien feuilleter la presse people chez le coiffeur mais qui trouvent ça débile et donc ne l'achètent pas. Ceux là, c'est la vraie cible du magazine people de demain.

Et c'est la dernière pierre pour que ma démonstration soit complète, et imparable*.

 * Ceux qui me connaissent bien et qui passent par là vont se dire que je radote, que ça fait des années que je rabâche cette théorie du people intelligent, mais au contraire, je persiste et signe, c'est le moment où jamais pour la dévoiler au monde, ça veut juste dire, une fois de plus, que j'avais dix ans d'avance sur tout le monde...

Vendredi 15 février 2008

Je ne sais pas si vous avez remarqué mais le "tu" est super à la mode en ce moment sur les blogs. Même les blogs qui au départ disaient "vous" se sont mis d'un coup, d'un même élan solidaire, à dire "tu" à leurs lecteurs. Ca me laisse perplexe. Est-ce parce qu'ils ont fait une étude de lectorat et qu'ils se sont rendu compte qu'il était jeune, le lectorat (on dit "tu" aux jeunes traditionnellement. Y a qu'à regarder les pubs. Pour une crème anti rides, on dit "vous allez rajeunir de 10 ans", pour des services sur téléphones portables on dit "pour envoyer des poèmes à l'amour de TA vie, envoie un sms avec "poème"") ?

Est-ce parce que d'un coup, à force d'avoir plein de lecteurs et plein de commentaires, ils se sont dit qu'ils connaissaient assez bien leurs visiteurs pour les tutoyer ?
Est-ce parce que, une fois encore, je suis totalement passée à côté de la hype bloguesque, et que je loupe le phénomène de mode qui agite la blogosphère (et du coup je suis sûre de ne pas faire partie du classement des blogs qui comptent dans le Nouvel Obs de l'an prochain sur le sujet) ?

En tout cas, moi, je l'affirme haut et fort, je suis super contre le "tu". D'abord ça me rappelle quand j'écrivais pour un magazine de musique pour les adolescents. Là, on avait le droit de tutoyer, et du coup on en usait et on en abusait.

 

Ca donnait des trucs du genre (sur Tom Welling, le héros de la série Smallville) : "Superman, ça te dit quelque chose ? Un type qui porte des collants bleus, une cape rouge et un S (comme "super") jaune sur son tee-shirt. Alors, aujourd'hui dans SmallVille, Superman a rajeuni (il est au College), il ne porte pas encore de collant, ni de cape, il ne vole pas non plus… mais il est sacrément mignon et il a plein d'autres problèmes à résoudre avant de se décider à sauver l'humanité. Et qui c'est ce beau gosse en vrai ? Tom –super- Welling !

Tout a commencé un samedi soir. C'était un samedi soir comme les autres ou plutôt, un de ces mauvais samedi soir où tu ne sors pas, tu restes devant la télé, au pire avec les parents, au mieux avec quelques potes. C'était un samedi soir morne et sans surprise. La pizza du samedi soir. La télé du samedi soir. Et en plus ils avaient arrêté la diffusion de Buffy Contre Les Vampires… Bref. Tu croyais que tu allais passer la soirée à bailler en attendant que ça passe quand tu l'as découvert. Lui ! C'est qui ce beau gosse qui soudain fait une apparition dans ton salon, à travers la petite lucarne ? Grand. Brun. Yeux bleus à tomber. Au lieu d'un samedi soir ennuyeux à mourir, tu as suivi Smallville".

Oui, j'ai écrit des trucs comme ça. Fallait être proche du lectorat, fallait avoir du style, on avait le droit de se lâcher, mais surtout, surtout, fallait faire djeuns. Alors dès fois j'étais inspirée, dès fois non, mais souvent, je tutoyais le lecteur (âgé de 12 à 15 ans selon les études).

Mais l'autre raison qui fait que je n'aime pas le "tu", c'est que moi, je n'aime pas qu'on me tutoie. C'est mon côté vieille France. Je n'aime pas arriver sur un blog et qu'on me tutoie alors qu'on ne se connaît pas mince et que quand même c'est un peu irrespectueux je trouve. Pour moi le respect, c'est important.

Et enfin, ça fait partie du style. Dans un magazine, on ne tutoie pas le lecteur (sauf éventuellement dans un magazine de musique pour les jeunes, et encore…), pourquoi dans un blog on devrait d'un coup être tutoyé ? C'est pas sérieux. J'irais même plus loin : ça dévalorise le blog, tiens. Ca devrait même les faire sortir de la hype, ceux qui tutoient (et toc ! Ca en enlèverait plein…). Soyons journalistes, soyons auteurs, assumons notre désir d'écrire et de bien faire (je suis partie pour faire une manif, là, non?).

Bref. Je dis non au tu. Un point c'est tout. Je ne vous tutoierai pas, même si je vous aime bien et même si vous laissez plein de commentaires.

Vendredi 18 janvier 2008

"Elisabeth emménage mais ne sait que faire de la commode dont elle a hérité. Marie lui conseille de l'emballer à la cave. Mais un autre ami lui explique que cette méthode va abîmer le meuble car le bois ne pourra pas respirer. Elisabeth est déçue car elle venait tout juste d'acheter du plastique pour l'emballage".

Croyez-le ou non c'est le résumé du film de Jeanne Labrune, Ça ira mieux demain. Et croyez le ou non, ça m'a donné envie de le regarder. Ça m'a intrigué cette histoire de commode et de plastique. Je me suis dit, y a pas un film qui peut tenir sur une intrigue pareille. Bah si. Parce que, croyez-le ou non, l'histoire raconte exactement ça. L'histoire d'une fille, Elisabeth, qui achète du plastique à la coupe pour emballer ses meubles et qui rencontre une autre femme, Eva, qui vient d'acheter du plastique à la coupe pour faire une nappe, puis qui rencontre une autre femme, Sophie, qui vient elle aussi d'acheter du plastique à la coupe, mais elle, elle a pris la chute, c'est-à-dire le dernier bout de plastique du rouleau. Au départ Elisabeth veut lui racheter la chute pour une sombre histoire de tarif de chute qui n'est pas le même que le tarif normal du plastique à la coupe. Elle n'y arrive pas parce que Sophie est déjà à la caisse et en plus elle est pressée, mais discute quand même avec elle et lui raconte son histoire de plastique qui empêcherait les meubles de respirer. Intriguée, l'autre lui dit qu'elle a déjà des meubles dans sa cave qu'elle a déjà recouverts de plastique, et qu'elle est donc bien embêtée si ça a fait pourrir le bois, rapport que ce sont des meubles qui appartenait à sa mère et que même si elle les trouve moches (sinon, elle les aurait pas mis à la cave), ce sont des souvenirs de famille, ce serait dommage de les abîmer. Elle lui dit qu'elle va vérifier cette histoire dans sa cave, et qu'elle tiendra l'autre au courant. Suspense… Les meubles seront-ils moisis ou non ?
En fait, c'est moitié-moitié. Certains meubles sont moisis des pieds mais pas du plateau, d'autres sont fendus des portes mais pas du reste. Bref. La conservation à la cave (sous plastique) ça n'a pas l'air d'être idéal pour la santé des meubles en bois (ça me fait penser que ce genre de constatation aurait éventuellement pu m'intéresser en tant que professionnelle de la presse pour mes articles de brico-déco que j'ai écrit pendant au moins un an mais que je n'écris plus vu que tout s'effondre dans le journalisme… mais je m'égare). Contre toute attente, cette histoire de meubles et de plastique rapproche les deux femmes. En même temps, elles sont elles-mêmes étonnées de leur rapprochement, c'est pas habituel de se rencontrer dans un magasin de bricolage, d'autant plus au rayon coupe de plastique, et de garder le contact. On est dans un monde où les gens ne se parlent plus vraiment, c'est vrai, surtout quand ils font leurs courses. Toujours est-il qu'elles ne sont pas vraiment amies mais elles trouvent toujours des raisons de se rappeler. D'ailleurs elles vont même se refiler des meubles qui auraient du finir à la cave. Comme quoi, vive la communication.

Bon j'ai l'air de me moquer, là, je sens bien que vous sentez mon ironie subtile, mais n'empêche que c'était un joli film. Qui ne traitait pas que de meubles et de plastique. Parce que mine de rien, c'était un prétexte pour nous parler de nos relations aux autres, de l'amitié féminine, de l'amitié entre les générations (parce que les femmes qui se croisent dans ce film ont trois ou quatre générations d'écart), de communication tout court, et de la méfiance des gens les uns par rapport aux autres (parce que le mari de Sophie, psychanalyste et ostéopathe de profession, est persuadé qu'Elisabeth est névrosée, et que si elle appelle à propos de commode et de plastique, c'est forcément parce qu'elle cherche quelqu'un à harceler…). En bref, le mari de Sophie est un peu paranoïaque et beaucoup obsédé sexuel, Sophie, elle, est hystérique, Elisabeth est paranoïaque, et sa meilleure amie Marie est psycho rigide. Certes, c'est caricatural. Certes, c'est joué comme au théâtre, c'est très écrit. Mais en même temps c'est léger, et, mine de rien, ça vous emporte sans en avoir l'air.

D'ailleurs, je suis d'accord avec le film, quoi qu'il arrive, on devrait toujours se dire que ça ira mieux demain*… (Parce que se dire ça quand ça va pas, ça rassure, et se dire ça quand ça va bien, c'est hyper optimiste. Non ?).

 

*N'allez pas imaginer que ça veut dire que ça ira mieux demain sur ce blog et que je vais d'un coup me mettre à écrire plein d'articles et à le mettre à jour super régulièrement. Je crois que j'ai complètement abandonné l'idée (l'espoir ?) d'y arriver, alors je pense qu'il vaut mieux que vous vous y résigniez aussi...

Vendredi 21 décembre 2007

Bah voilà, je viens de me rendre compte que j’ai encore loupé le coche. En lisant Technikart (ça m’arrive, et plus souvent qu’on ne le pense) je me suis rendu compte que la très prolifique Chloé Delaume venait de sortir un livre intitulé "La nuit je suis Buffy Summers". J’en suis toute retournée. Parce que mince, depuis des années que je clame sur tous les toits, au risque que les gens se moquent de moi (essayez d’expliquer un épisode de Buffy hors de tout contexte, et vous verrez*¹), que Buffy contre les vampires est la série du siècle, pourquoi mais pourquoi est ce que je n’ai pas carrément écrit un livre là dessus ? J’avais de la matière pourtant. Buffy, je pensais être la seule en France à y avoir réfléchi jusqu’à ce que je tombe sur un article très sérieux de Fluctuat.net sur "Buffy le mythe pop" (et déjà ça m’avait énervé de ne pas l’avoir écrit parce qu’il disait à peu près ce que j’écrivais dans mes devoirs de fac). Et là, paf, je m’aperçois que Chloé Delaume aussi, elle a réfléchi dessus. Et qu’elle publie un livre. Et ça m’énerve. Parce que maintenant que ça a été fait, je ne peux plus le faire. Tu vas voir qu’on va la citer comme spécialiste de Buffy Contre les Vampires, voire des séries en général bientôt. Ca va être encore plus frustrant. Je m’en veux c’est pas possible…

Vous allez me dire, je ne suis pas écrivain. Mais je peux le devenir. J’y songe d’ailleurs. Parce que je n'arrête pas de dire que la vie de pigiste est décidément formidable, mais en fait pas tant que ça. En ce moment elle n’est pas formidable du tout la vie de pigiste. Je viens même d’apprendre que je ne ferais plus jamais d’article sur la toiture en laine de mouton ou le badigeon à la chaux parce que la newsletter écolo bricolo dont je m’occupais depuis plus d’un an vient de s’arrêter. C'est le pompon si je peux me permettre. Alors, peut être que je vais devenir écrivain finalement. J’y songe sérieusement. De toute façon si je suis journaliste c’est parce que j’aime écrire avant tout. Parce qu’au départ, quand il a fallu choisir un métier, je me suis posé une question : qu’est ce que j’aime faire dans la vie ? Et j’ai répondu : écrire. Ensuite je me suis demandé : dans quel boulot on peut écrire. La réponse : écrivain. Et là j’ai rigolé moi même. Ah ah, j’ai fait, mais écrivain, c’est pas un boulot, la plupart des écrivains ils ne gagnent pas leur vie. D’où une autre question : dans quel boulot on peut écrire pour gagner sa vie ? La réponse : journaliste (ah ah mais journaliste, la plupart ils gagnent mal leur vie, j’aurais pu me dire aussi mais non, j’y ai pas pensé sur le coup. J’avais des Alain Rémond plein la tête, des Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts, des Serge July, des présentateurs de JT et même des Dominique Chapatte, alors…). Bref. Je suis devenue journaliste parce que j’aime écrire. Pas pour rencontrer des stars, ou pour passer à la télé, ni même pour devenir célèbre, ou dénoncer les dessous de certaines affaires. Juste pour l’écriture.

Du coup, et puisque mes vacances forcées se prolongent (par intermittence, ok, mais elles se prolongent quand même plus que d'habitude, ça a l'air d'être parti pour 1/4 de travail, 3/4 de vacances, ce qui n'est quand même pas terrible quand le but est de travailler à temps plein), je devrais peut-être me lancer dans l’écriture d’un roman.
Mais il faut trouver une bonne idée, hein, une aussi bonne que Buffy
*², pour que ça devienne un best-seller et que je me fasse mentir moi-même en prouvant qu’un écrivain, ça gagne carrément bien sa vie. Si vous avez des idées de sujet, des livres que vous aimeriez lire mais que personne n’a encore jamais écrits, un truc de départ qui lancerait mon inspiration débridée, n’hésitez pas à m’en faire part...

 

*¹ Pas plus tard que la semaine dernière un ami m’a demandé quel était mon épisode préféré de Buffy et ce qui s’y passait. J’ai répondu « Acathla I et II » qui sont les deux derniers épisodes de la deuxième saison « où Buffy tue Angel qui est devenu méchant ». Devant l’incompréhension de mon interlocuteur j’explique « bah oui parce que dans la saison 1, Angel est un vampire avec une âme, il est donc gentil. Mais une malédiction l’a frappé disant qu’un seul moment de pur bonheur lui retirera son âme. Or, Angel couche avec Buffy. Paf, pur bonheur, et paf, plus d’âme. Du coup dans toute la deuxième saison il ne fait que torturer Buffy et ses amis, il est devenu super sadique. Mais Buffy, elle n’arrive tout d’abord pas à le tuer parce que quand même c’est son premier amour. Finalement à la fin de la deuxième saison elle est obligée de le tuer parce qu’il a ouvert la bouche de l’enfer et que le seul moyen de la refermer c’est de le tuer. Alors, elle y va, courageuse. Mais au moment où elle s’apprête à lui planter son épée dans le cœur, Willow, la meilleure amie de Buffy qui découvre tout juste qu’elle a des pouvoirs de sorcière, lui rend son âme grâce à une incantation. Alors Buffy est obligée de tuer Angel, mais pas le méchant Angel, non, le gentil, celui dont elle est amoureuse. J’ai beaucoup pleuré ». Essayez de raconter ça à quelqu’un et voyez s’il ne rigole pas…

 

*²Ma deuxième série la meilleure du siècle c’est Dexter. Peut-être que je devrais vite me précipiter sur le créneau et écrire "La nuit je suis Dexter Morgan" avant que quelqu’un d’autre ne s’en empare.

Jeudi 13 décembre 2007

La première fois que j'ai vu Toutaz, j'avoue que j'ai été un peu sceptique. Le concept de l'émission m'avait semblé marrant, et puis en fait, à regarder, c'est vite devenu ennuyeux. Le principe de Toutaz, c'est d'aller dans les coulisses, de filmer l'envers du décor des différents événements parisiens, qu'ils soient importants, hype ou complètement ringards, peu importe, Toutaz va partout, où ça lui chante. On ne sait pas trop d'ailleurs comment les concepteurs de l'émission choisissent les endroits où ils se rendent. Ca peut être une dédicace de Sylvie Vartan ou de Kylie Minogue au Virgin des Champs-Élysées, une soirée people quelconque, une conférence, une vente aux enchères, un spectacle, un salon, un défilé… Bref. Au départ, quand l'émission est apparue sur ma petite lucarne, je me suis d'abord dit que c'était une super idée. Et j'ai regardé. Et je me suis un peu ennuyée, j'avoue. J'ai été déçue. Niveau émission culturelle c'est quand même un peu le désert à la télé, entre les émissions de plateau et … les émissions de plateau, on peut pas dire qu'il y ait des nouveaux concepts tous les jours. Or là, niveau concept j'étais servie, mais niveau culture, zéro. Et puis j'ai quand même continué à regarder de temps en temps, en tombant dessus par hasard. Et petit à petit je suis devenue accro. Tous les mardi, en deuxième partie de soirée, j'attends Toutaz. Je me tape même  les dix épisodes de "Un gars une fille" avant s'il le faut. Alors, j'ai réfléchi. Sur pourquoi j'aime Toutaz. Et je me suis dit plusieurs trucs.

D'abord, Toutaz, c'est un peu comme Loft Story. Au début on regarde par curiosité, pour voir un programme tout nouveau tout beau, un truc jamais vu à la télé, un concept, un vrai, qui va révolutionner le petit écran. Et puis, devant le Loft, on s'ennuie. On regarde juste des gens vivre enfermés et ne rien faire. Mais en même temps, on regarde quand même tous les jours. C'est l'appel du vide. Moi, le Loft, je le regardais parce que ça me fascinait d'être fascinée par du rien. En même temps, j'attendais toujours qu'il se passe un petit quelque chose. Mais il ne se passait jamais rien. Ou rien de vraiment intéressant. Parce que qu'est ce qu'il pouvait se passer, à part que Jean Edouard couche avec Loana (ce qui a été très vite plié, mauvais timing) ?

Bref. Toutaz c'est un peu comme le Loft. Quand on suit une dédicace au Virgin, il n'y a vraiment rien à voir. Sylvie Vartan signe des autographes avec un feutre qui tache et elle dit à chaque personne que, attention, le feutre, il tache, alors il faut attendre que ça sèche. Rapport aux marques que le feutre risquerait de laisser si on refermait la couverture du livre trop vite. Elie Seimoun signe des autographes et dit merci aux gens qui lui disent merci. Toutaz c'est aussi un peu comme un journal people : on le feuillette, et on voit la vie des gens célèbres (sauf qu'ils ne sont pas filmés à leur insu non plus, ils savent que la caméra est là, alors ils ne sont pas tout à fait comme ils pourraient être si la caméra n'était pas là, forcément). Mais bon, on a un peu l'illusion de voir la vraie vie des gens célèbres, ça reste professionnel attention, faut pas confondre, on les voit quand ils travaillent (même une soirée people souvent c'est du travail faut le savoir aussi), on voit leurs attachés de presse, leur entourage, comment ils se parlent entre eux tout ça. C'est du people light.

Et puis Toutaz, c'est quand même plus intelligent que le Loft ou Voici parce que malgré la vacuité de certaines séquences, ça nous montre quelque chose. C'est pas un hasard si le montage nous montre Sylvie Vartan dire dix fois "il faut que ça sèche". C'est pas un hasard si c'est telle conversation plutôt qu'une autre qui a été gardée au montage. Toutaz c'est un regard sur les coulisses de l'entertainement. Une manière de nous dire que tout n'est pas que paillettes non plus. Que c'est pas facile tous les jours*, que le boulot d'Arthur, d'Elie ou de Sylvie, c'est pas une synécure (notamment pendant les périodes de dédicaces, je vous jure les dédicaces, c'est un truc super flippant).

Et enfin, dans Toutaz, il y a Zazon. Et Zazon, elle perturbe tout ça avec des happenings. Par exemple, elle va au salon du cheval, elle discute avec un éleveur et elle lui dit qu'elle adore le cheval, que ça lui donne plein d'énergie, qu'en plus c'est hypocalorique comme viande, par rapport au bœuf. Ou elle se déguise en homme pour participer au casting de Popstar, et elle teste ses chorégraphies de Prince dans la file d'attente. Ou elle va visiter l'expo "Le zizi sexuel" et elle crie dès qu'elle voit un zizi, en affirmant qu'elle est prude. Zazon dès fois, quand je la voie, j'ai envie de me cacher la tête sous un coussin tellement j'ai honte de ce qu'elle fait (je suis un peu timide). Je me demande comment elle arrive à oser tout ce qu'elle ose. Zazon, je l'admire vachement. Et grâce à elle et, finalement, grâce au vide au milieu, Toutaz c'est presque devenu mon émission préférée. 

 

*J'avais déjà dit et que c'était pas facile tous les jours d'être une star américaine. Une star française c'est pas facile non plus (même si c'est peut être un chouia plus facile quand même… n'est pas Britney qui veut).

Mardi 4 décembre 2007

Au départ, j'avais deux ou trois idées d'articles pour ce blog. Des idées qui n'avaient rien à voir ni avec ma vie de pigiste, ni avec le blog en lui-même. D'abord je voulais faire un papier "Je veux être…" (ça faisait longtemps, je crois que le dernier du genre date de février 2006 quand même). Ensuite, j'avais envie d'écrire sur Toutaz, puis sur Ca va se savoir. Un bon retour aux chroniques télé, comme j'aime bien en faire de temps en temps. Et puis, j'ai découvert que Paris Obs avait fait un dossier sur les blogueuses. Que j'ai lu attentivement, le dossier, au cas où j'y serais citée. Mais non. On y parle de certaines de mes copines de blogs (celles qui sont en lien, des blogs de filles) mais moi, rien. Alors, maintenant que je sais que je suis numéro deux de la visibilité bloguesque si on tape "journaliste pigiste" dans Google, je suis quand même un peu vexée de ne pas être répertoriée dans les blogs qui comptent. C'est énervant à la fin !

Et puis, en lisant le dossier, j'ai bien vu que je ne correspondais pas aux critères. D'abord, il faut avoir au minimum 1000 visiteurs par jour (et c'est vraiment le minimum du minimum selon le Nouvel Obs). Ensuite, il faut avoir été contactée par une régie pub parce que nos lecteurs sont des consommateurs potentiels et qu'ils ont confiance en notre plume éclairée. Après, il faut avoir déposé son nom de domaine en .com ou .fr, histoire d'avoir sa véritable "marque", de ne plus dépendre des plates-formes de blogs. Enfin, il faut aussi avoir été contactée par un éditeur pour écrire des livres, ou carrément avoir changé de job grâce à son blog (genre, un magazine (au hasard, un magazine télé) me contacte pour que je devienne chef de rubrique, ou responsable éditoriale de son site Internet, ou chroniqueuse par exemple, parce que mon blog il est tellement bien que les grands de la presse l'ont remarqué… ce qui n'est pas le cas, je le redis, puisque je ne suis même pas citée dans ParisObs). Bref. Forcément, en lisant l'article, je ne réunis pas les critères, j'ai beau être visible sur un moteur de recherche, c'est pas bon tout ça.

Et puis, j'ai lu un passage du dossier qui s'intitule "Dix règles pour être courtisée", et là ça m'a interpellée parce que j'aimerai bien faire partie de la hype des blogueuses j'avoue. Alors, selon ParisObs,  il va falloir que j'écrive trois billets par semaine. TROIS billets par semaine. J'ai déjà du mal à en écrire deux par mois, je sais pas si ça va être possible… Faudrait que je trouve un job à temps plein, j'ai remarqué que la plupart des blogueuses qui comptent écrivaient pendant leurs heures de bureau. Ou juste après, le soir, je ne veux dénoncer personne. Ensuite il faut avoir plein de commentaires. Par "plein" je crois que la journaliste veut dire plus de trente commentaires par billet. Vous en êtes très loin, si je peux me permettre.

Et enfin, il faut parler de mode (on est mal… à part un billet qui parle du fait que je pourrais éventuellement un jour parler de mode parce que ça commence tout juste à me titiller le lobe gauche du cerveau…), et avoir une revue de presse qui prouve que des journalistes ont déjà parlé de vous.

Bref. En lisant le dossier sur les blogueuses qui comptent, je me suis rendue compte que ça allait pas être facile d'en être. Vous me direz, c'est jamais facile de faire partie de l'élite. Faut faire des efforts aussi. Travailler plus pour gagner plus… de lecteurs (vous avez eu peur, hein ?). A l'heure d'aujourd'hui, je me tâte. Je vous tiendrais au courant quant à ma décision de faire partie de la hype ou non. Et quoiqu'il arrive, vous, mes fidèles lecteurs des débuts, ceux qui étaient là quand je n'étais pas encore célèbre, citée par les grands magazines, admirée par les blogueurs du monde entier, que dis-je, adulée, je ne vous oublierai pas. Promis.

Lundi 12 novembre 2007

Fallait bien que ça arrive : une semaine que je n'ai rien à faire. Un an que ça ne m'était pas arrivé. Un an que je répète sur ce blog que je bosse, je bosse, je bosse. Bon. Tout était un peu miraculeux, j'avoue. Dès que j'avais quelques jours de battement, paf, on me proposait du boulot, sans que je n'aie rien à faire pour en chercher. Un remplacement de dernière minute. Un rédacteur en chef qui m'appelle parce qu'il travaille avec un maquettiste avec qui j'ai travaillé il y a trois ans et qui a gardé mon numéro de téléphone et un bon souvenir de moi. Une copine dont la sœur connaît quelqu'un qui connaît quelqu'un qui cherche un pigiste. Chaque fois des petits miracles, chaque fois des nouvelles piges, et au pire deux ou trois jours de battement. Maximum. Je m'y étais fait, moi, ça m'allait bien comme rythme. Je me disais bien que ça n'allait pas durer, mais en même temps, chaque fois que je me disais que ça n'allait pas durer, un nouveau petit miracle se reproduisait et je ne savais même plus ce que chercher une pige voulait dire. Mais là. Une semaine de rien et déjà je sature. Parce que va bien falloir que je décroche mon téléphone pour chercher de nouvelles piges. J'avoue, les premiers jours, j'ai fait du shopping. Et ça, hum, c'est pas très logique. Profiter du temps où je ne gagne pas d'argent pour en dépenser, c'est très moyen. Je suis contente d'avoir un (deux) nouveau pull, mais je me sens un peu coupable quand même. Donc là, le shopping, c'est fini. Peut-être un tour chez le coiffeur (tant que j'ai du temps) mais c'est tout. Faut bosser, ma vieille, faut bosser (que je me dis).

Alors pour le moment, je me suis contenté d'envoyer une ou deux propositions d'articles par mail (reprenons doucement, faut pas se faire mal non plus). A des magazines féminins, pour changer. Parce que ma plume s'habille en Prada je vous rappelle (pas pour rien que je fais du shopping quand j'ai du temps libre, depuis que je vais sur des blogs de filles je suis moi-même devenue une vraie fille, avec des envie de mode tout ça). Mais pour le moment, pas de réponse. Je sens qu'il va falloir que je les relance. Par téléphone. J'en ai déjà des palpitations rien que d'y penser. Parce que le téléphone est mon ennemi juré, je le rappelle à ceux qui viendraient d'arriver. Quand je m'en sers, soit je bafouille et niveau crédibilité c'est moyen, soit je tombe sur un répondeur et niveau moral c'est très mauvais, soit je me fais direct envoyer paître par une secrétaire ou un assistant antipathique (mais payé pour ça, faut pas non plus leur en vouloir, c'est comme les guichetiers de la Poste c'est pas de leur faute si le facteur n'apporte pas les colis à domicile... mais je m'égare), et niveau colère c'est le top. Donc le téléphone, j'aime pas, sauf quand il sonne et que je n'ai rien d'autre à faire que de décrocher.

Bref. J'arrête pas de dire que journaliste pigiste c'est un métier formidable, mais là, si personne ne m'appelle et que je suis obligée de prospecter, je crois que je vais plus trop aimer. Ou pas trop longtemps, alors. D'accord ?, ô toi Dieu des journalistes si tu m'entends… (oui je suis aussi capable de virer mystique dans les cas d'extrême désoeuvrement).

Samedi 3 novembre 2007

Ca faisait très longtemps que je n'avais pas posté autre chose que du texte sur ce blog (pas de commentaires…), mais la découverte de cette vidéo ne peut me laisser indifférente. Un tel plaidoyer en faveur des Français, par un présentateur humoriste américain me laisse baba.
Et, même si je me dis que ça doit faire un petit moment qu'il n'est pas venu en France (parce que, hum, la peoplisation de la vie politique, le concept de vie privée, la raison pour laquelle les Français votent, tout ça, me parait quand même, hum, comment dire, un peu dépassé…), son discours mérite le détour.
Parce que bon, même si on sait bien, nous Français, que tout n'est pas vrai (c'est comme le film de Michael Moore, Sicko, on sait bien que c'est plein de bonnes intentions, hein, mais que faut relativiser, si on habitait dans un tel paradis on le saurait non ?), ça fait quand même du bien d'être porté aux nues comme ça sur une chaîne américaine… fusse t-elle câblée (on peut pas tout avoir non plus, le jour où Fox News nous encensera c'est qu'on sera quand même sacrément mal barrés…).

Bref, voilà l'objet du délit :

 

 

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